Rechercher
Lettre d'info
 
Voir mon panier  


 

> Témoignages de la Shoah
> Présentation de la collection
par Simone Veil

Alex Mayer, Auschwitz, le 16 mars 1945
Une préface de Serge Klarsfeld

L'interview de Georges Mayer

 Un extrait / Commander ce livre



"En lançant aujourd’hui sa collection « Témoignages de la Shoah » avec les éditions Le Manuscrit, et grâce aux nouvelles technologies de communication, la Fondation souhaite garder et transmettre vers un large public la mémoire des victimes et des témoins des années noires des persécutions antisémites, de 1933 à 1945.

Aux nombreux ouvrages déjà parus, la Fondation espère ainsi ajouter les récits de celles et ceux dont les voix sont restées jusqu’ici sans écho : souvenirs souvent enfouis au plus profond des mémoires individuelles ou familiales, récits parfois écrits mais jamais diffusés, témoignages publiés au sortir de l’enfer des camps, mais disparus depuis trop longtemps des rayons des bibliothèques.
Si quelqu’un seul ne peut décrire l’indicible, la multiplicité des récits peut s’en approcher.
En tout cas, c’est l’objectif que s’assigne cette collection à laquelle la Fondation, grâce à son Comité de lecture composé d’historiens et de témoins, apporte sa caution morale et historique.

Auschwitz, le 16 mars 1945 d’Alex Mayer, présenté par son fils et préfacé par Serge Klarsfeld, constitue le premier ouvrage de cette Collection.Face à une actualité où l’instrumentalisation des conflits divers tend à obscurcir, confondre et banaliser ce que fut la Shoah, cette collection permettra aux lecteurs, chercheurs et étudiants de mesurer la spécificité d’une persécution extrême dont les uns furent acteurs, les autres complices, et face à laquelle certains restèrent indifférents et les autres héroïques.

Puissent ces ouvrages inspirer à leurs lecteurs, à l’image des Justes du Chambon-sur-Lignon, le rejet de l’antisémitisme et de toute autre forme d’exclusion, et l’esprit de fraternité."

Simone VEIL,
Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.



Interview réalisée en novembre 2004

Pourquoi la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, dont vous êtes la Présidente, lance-t-elle cette Collection ?

Sachant depuis longtemps que beaucoup de survivants qui écrivent leurs mémoires trouvent difficilement un éditeur pour les publier, j’ai souhaité, dès que la Fondation pour la Mémoire de la Shoah*a été créée, qu’elle trouve le moyen de faire éditer et diffuser ces témoignages.

Mais beaucoup d’ouvrages ont déjà été écrits sur ce sujet…
C’est exact. Encore que nombreux sont les ouvrages ou les œuvres de fiction qui sont très éloignés des réalités que nous avons vécues. Il est donc important de publier les témoignages de celles et ceux dont les voix sont restées longtemps silencieuses ou sans écho : récits parfois écrits mais jamais diffusés, témoignages publiés au sortir de l’enfer des camps mais disparus depuis longtemps des rayons des bibliothèques, alors qu’ils revêtent un intérêt tout particulier car ils n’étaient alors marqués d’aucun tabou.


Ne craignez-vous pas que les auteurs de ces témoignages soient déroutés par cette Collection « en ligne » ?
Le choix d’un partenariat avec les éditions Le Manuscrit permettra à cette Collection une diffusion plus large qu’une édition classique. L’édition en ligne permet de commander de vrais livres, semblables à ceux de l’édition traditionnelle, ou bien de télécharger les ouvrages de la Collection sur son ordinateur. La Fondation s’est adjoint les services d’un jeune historien, professionnel de l’édition pour assister, le cas échéant, les auteurs à mettre en forme leurs manuscrits.
Prenant en compte les possibilités offertes par les nouvelles technologies, ce moyen garantira la pérennité de ces textes, les sauvant ainsi de la mise au pilon.

À quels lecteurs s’adresse cette Collection ?
Cette Collection s’adresse au grand public, à tous les publics mais plus particulièrement à la jeune génération. Non seulement les déclarations négationnistes, mais aussi les amalgames conduisant à la banalisation de la Shoah font mesurer à quel point le travail de mémoire et de transmission reste nécessaire. Ces livres aideront les chercheurs et les étudiants à enraciner leurs connaissances historiques sur ces événements tragiques du XXe siècle par ces histoires vécues, qui leur permettront d’être confrontés aux réalités de l’extermination et de la déportation des Juifs.

Qui peut envoyer ses manuscrits à la Fondation ?
Les auteurs de la Collection ont connu des expériences et des parcours différents mais ils ont en commun la volonté d’en rendre compte afin qu’on en tire la leçon : celle de l’engrenage infernal où mènent l’antisémitisme, le racisme et l’intolérance, celle aussi de la solidarité vis-à-vis des victimes. Anciens déportés, enfants cachés, Justes ou personnes ayant contribué à sauver des Juifs, simples témoins et descendants de la deuxième génération, leurs témoignages constitueront cette Collection.

Quelle garantie offrez-vous aux lecteurs de la qualité des livres de cette Collection ?
Nous avons constitué un comité de lecture expérimenté, présidé par Serge KLARSFELD dont l’engagement et l’autorité sont avérés, et qui, composé d’historiens et de personnalités reconnues pour leur connaissance de la Shoah, apporte sa caution intellectuelle, morale et historique à cette Collection.

Quel impact prévoyez-vous pour cette Collection ?
Face à une actualité où l’instrumentalisation des conflits divers tend à occulter, confondre et banaliser ce que fut la Shoah, cette Collection permettra de prendre conscience de la spécificité de la Shoah, tant en ce qui concerne le fondement idéologique que la planification et les méthodes mises en œuvre pour exterminer six millions de Juifs.
Avant que les derniers survivants de la déportation qui peuvent encore témoigner disparaissent, il est important que leurs souvenirs soient enregistrés ou écrits, s’ils ne l’ont déjà été. Chacun a sa propre histoire familiale ; chacun a connu à Auschwitz, Bergen-Belsen ou dans tout autre camp, un parcours et un vécu particuliers. Les historiens y trouveront, j’en suis sûre, de nouvelles sources d’information.
En parlant de leur famille disparue, de leur adolescence saccagée par le mal absolu, les derniers témoins, avec des mots sortis d’un passé dont l’horreur reste difficile à imaginer, inspireront à leurs lecteurs le rejet de toute forme d’antisémitisme et la volonté de lutter contre toute forme d’intolérance et d’exclusion.

* dont la dotation provient des spoliations dont les Juifs de France furent victimes.


La Fondation pour la Mémoire de la Shoah, fondation privée reconnue d’utilité publique et créée en 2000 sur la recommandation de la Commission Mattéoli, soutient des projets grâce aux fonds restitués émanant des spoliations dont les Juifs furent victimes en France, lors de la Seconde Guerre mondiale.

Au cœur de ses missions, figurent celles, d’une part, de « développer les recherches et diffuser les connaissances, sur les persécutions antisémites et les atteintes aux droits de la personne humaine perpétrées pendant la Shoah, comme sur les conditions qui ont permis, en France,à la majorité des membres de la Communauté Juive d’ échapper à la déportation », d’autre part de « contribuer à la conservation et à la diffusion des témoignages relatifs à ces événements ».

 

(Extraits des Statuts de la Fondation)




Identifiant
 

Mot de Passe
Oubli du mot de passe cliquez ici

Manuscrit Université
Essais & Documents
Récits & Témoignages

Roman
Romance
Roman noir
Régions
Erotisme
SF / Fantastique
Marges

Nouvelle
Jeunesse
Poésie
Arts & Scénario
Pratique



Mentions légales

Conditions
générales de vente


Contactez-nous
 
Nos principaux partenaires