Depuis vingt ans, l'esprit d'Antoine se dégrade, sombre. Lors de moments de lucidité, il raconte l'incohérence qui par instant le submerge. Tissant un dialogue intérieur avec sa petite-fille Léa, gardienne du maquis de sa mémoire, il retrace en pensée le parcours de sa vie et revient sur son passé. Comme s'il était étranger à lui-même, Antoine se traque, se dévoile, déploie ses remords.
De son côté, navigant entre les souvenirs de chacun, Léa recompose la difficile histoire de ses proches.
Dans un jeu de juxtaposition des voix, se dessinent les souffrances, les désillusions, les « ratés » de cette famille. Le personnage de Léa, jeune femme sensible, déchirée entre son aspiration au bonheur et l'angoisse vertigineuse de l'anéantissement, en est l'articulation.


« Dans Léa et les Voix, Carole Zalberg orchestre magistralement toutes ces voix différentes ; celle
de son grand-père, véritable Janus, un personnage qui possède la même force et le même pouvoir
de fascination que le héro principal du Nœud de vipères. À peine l'a-t-on achevé que l'on se prend
à le relire. Une réussite. »
> Blanche Lochmann, rédactrice de la revue parages.

« Un récit à plusieurs voix, à la tension narrative soutenue, où s'impose le personnage d'Antoine,
dans sa manière de glisser dans l'oubli puis de ressurgir. »
> Nicolas vivès, librairie ombres blanches (Toulouse).