Dédicaces

Rencontres et créations Extrait musicaux à Télid
 
Dédicace de L'Arme d'Amour

"I can control all of you".

La petite phrase qui allait faire naître L'Arme d'Amour a tenu à un fil... très inattendu. J'étais en Ukraine, pour chanter les Quatre Derniers Lieder de Richard Strauss, avec un chef d'orchestre suisse et plusieurs orchestres ukrainiens... lorsque j'ai rencontré un chercheur, spécialiste des champs magnétiques. Un sujet qui a immédiatement fasciné l' "accroc" à la science fiction que je suis depuis toujours. Après qu'il m'ait cité du Baudelaire en anglais (j'ai reconnu L'Albatros... ), et évoqué son séjour en Californie pendant quelques années, je lui ai posé la question qui me brûlait les lèvres : "Est-ce qu'on a vraiment réussi à agir sur des cerveaux de rats avec des ondes électro-magnétiques ?"
Hasard ou nécessité ? "Dieu !" diront certains, "Evolution !", diront d'autres, "Miracle !" souriront les troisièmes. Un peu intrigué par cette question dans la bouche d'une soprano, il m'a considérée quelques instants avant de répondre cette petite phrase, qui est à l'origine de mon livre.
"I can control all of you". Plaisanterie ? Un mois plus tard j'écrivais ce roman. Presque deux ans plus tard, tous les journaux annonçaient la réalisation de "rats-robots" contrôlés à distance, recherches en provenance de ... Californie.
L'Arme d'Amour et le sujet des armes non létales entraient dans l'actualité.

Isabelle Sabrié, pour Radio-France