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Numérologie présidentielle
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Sand Line et Servan-Schreiber Sabine
 
Présentation
Voter c’est s’asseoir dans le fauteuil d’un directeur de ressources humaines qui élimine d’un coup d’oeil les résumés étalés sur son bureau. Derrière les chiffres qui illustrent ces feuillets, il y a des hommes et des femmes qui se sont engagés envers des collectivités plus ou moins étendues. Qui sont-ils vraiment ? Qu’est-ce qui les anime ? Que feront-ils du pouvoir ? La numérologie dévoile les aspects caractéristiques du parcours politique. Elle offre une analyse inattendue des embûches auxquelles les candidats sont exposés. Au delà des jeux statistiques, ce travail décode les secrètes figures d’un instant qui demeure magique…
Extrait du livre
CHAPITRE IV LES PRETENDANTS « En politique, les gens parlent comme dans un dîner en ville. Ils disent du mal de tout le monde, y compris, et peut-être surtout, de leurs amis. » Catherine Nay La position des prétendants au pouvoir serait-elle plus facile en France que celle des Premiers ministres ? Toutes les jolies femmes ont connu plusieurs prétendants et la France ne fait pas exception. Elle serait même plutôt mieux lotie que la plupart des nations voisines dont les structures démocratiques sont organisées pour simplifier les choix des électeurs. Prétendre accéder à la plus haute fonction de l’État implique sinon d’être élu, au moins représenter un parti susceptible de réunir cinq cents signatures d’élus en sa faveur. Mais, ce qui peut paraître difficile pour de petites formations nouvelles ou marginalisées, demeure relativement aisé en France où l’on compte trente-huit mille six cent soixante maires qui, avec les conseillers généraux et régionaux, les sénateurs et les députés des Assemblées nationale et européenne donnent à quarante-six mille édiles le privilège de parrainer une candidature présidentielle. À de nombreux égards, les prétendants manquent à la fois de l’expérience du pouvoir ou de celle des médias, mais peu importe puisque prétendre n’est pas réussir. Pour un certain nombre, l’aventure consiste à s’imposer aux yeux du public ; il s’agit donc d’exister avant que de servir. Le risque à prendre est de réunir moins de 5 % des voix et de devoir assumer personnellement les frais de campagne, mais un prétendant peut tirer avantage de sa course. En devenant reconnaissable, il se rend incontournable s’il souhaite récidiver quoiqu’il faille savoir surprendre pour faire progresser une idée, éliminer les rivaux et se faire une rente de situation avant de remonter au créneau. Donc, à chaque échéance apparaissent des visages nouveaux parce que la politique est par excellence un exercice de frustration. Plus le corps social exprime de malaises non dits et plus les nouveaux candidats ont de chances d’être pertinents. Ceux qui sortent des rangs d’un parti qui combat pour mener ou maintenir ses élus en place, s’usent plus vite sur des thèmes trop familiers du public. Chaque candidature est un exercice de créativité affreusement délicat. En 2007, le phénomène du changement de génération vient se superposer à l’éventualité de changement de bord. Les champions se battent dans un slalom éprouvant devant la presse et les citoyens, sur des terrains mal explorés parce que le monde change plus vite et que certains projets se négocient dans le cadre d’une communauté internationale qui ne vote pas en même temps, ni selon les mêmes règles. En choisissant celui qui convient le mieux à la vision qui l’inspire, puis en s’ajustant sur l’intime conviction qu’au moins une partie du programme annoncé sera engagée, l’électeur ne sait jamais vraiment comment le vainqueur s’y prendra pour le contenter. En campagne, l’exercice consiste à entendre et rassurer le public mais gouverner dans l’intérêt général est un tout autre exercice. Dans l’expression des votes flotte donc une part de doute et de rejet aussi poignante que l’effort d’ajustement fourni sur une configuration donnée. En cela l’exercice des prétendants devient acrobatique. Si bien que ceux qui courent, sachant qu’ils ne seront pas élus, pour réduire la marge des gagnants, paraissent sou
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