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François Bayrou
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Sandrine Kauffer
 
Présentation
« Mes chers amis, votre présence en cet instant est précieuse pour moi. Je vous ai invités en cet endroit que j'aime, où j'ai des racines, la place républicaine d'une mairie de village, dans les Pyrénées, un endroit à la fois beau et simple, pour vous dire ceci, qui m'engage, et qui va, pour beaucoup d'entre vous, vous engager aussi. Je suis candidat à la présidence de la République », a-t-il déclaré à Serres-Castet, le 2 décembre 2006. L'aventure humaine est en marche, la famille est réunie autour de lui. En janvier 2006, le congrès de l'indépendance a enfin donné toute la visibilité et la clarification qu'elle méritait à l'UDF. Elle s'est réhabilitée. Elle s'est affranchie de l'UMP et du pouvoir.
Extrait du livre
En 1972, Jean Lecanuet fonde avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, le Mouvement réformateur. C'est dans ces années que François Bayrou va pousser les portes du Centre démocrate de Jean Lecanuet avant que le CDS soit constitué. Le jeune François veut entrer en politique, s'obligeant à faire le premier choix de sa carrière politique. Il s'est dirigé vers ceux que l'on appelait les « réformateurs ». Il y avait d'un côté J.-J. S.-S. avec son parti radical et en face de lui, J. Lecanuet et les démocrates-chrétiens […]. Tandis que Jean Lecanuet avait le tort d'être normand, il possédait, cependant, la grande qualité d'être démocrate-chrétien. Ces considérations conduisirent François Bayrou en 1973 à Paris à sonner à la porte du 205 boulevard Saint-Germain. Il ne connaissait personne, ni chez les démocrates-chrétiens, ni dans la capitale : « J'ai cherché sur l'annuaire les coordonnées parisiennes de ce mouvement politique. Je n'avais encore jamais rencontré un centriste. Je voulais cependant militer, même si cet engagement n'allait pas immédiatement devenir le cœur de ma vie.» Il logeait modestement dans un triste petit studio, rue Paul-Louis Courier. Lorsque François prend sa carte du parti et s'engage, le centre des démocrates sociaux n'était rien. Il perdait à peu près toutes les élections. Mais son jugement était « qu'il valait mieux être au centre d'une petite formation qu'à la périphérie d'une grande ». […] Par la suite, Jean et François se retrouveront régulièrement à Rouen pour célébrer la pucelle de Domrémy. François lui a consacré son mémoire de maîtrise : « Au mystère de la charité de Jeanne d'arc » de Charles Péguy. François était considéré, pour ainsi dire, comme le fils spirituel, politique de Jean Lecanuet. « Très souvent il m'a dit : J'aurais aimé que tu sois mon fils. […] Voilà, je ne suis pas sans doute le seul, à qui il l'ait dit, mais notre relation était fondée sur une reconnaissance réciproque. J'étais très respectueux envers lui, je ne l'ai jamais tutoyé. » Ils avaient des objectifs communs, en 1982, le CDS traînait un peu des pieds et ensemble, ils réfléchissaient à la manière d'associer plus étroitement les deux partis. Jean aurait voulu que le CDS soit la composante la plus forte de l'UDF. François a tout fait pour œuvrer dans ce sens. Oui, très sincèrement, Jean l'appréciait et aimait particulièrement passer du temps avec lui. « J'avais l'impression que Jean Lecanuet voulait un peu initier François aux rites parisiens de l'homme politique. Lui aussi venait de la province, lui aussi était descendu jeune dans l'arène et il se sentait le devoir de former son cadet », se souvient Catherine Bruno. Il est juste à regretter que jean se soit éteint avant de pouvoir admirer l'arrivée de François au ministère de l'Éducation nationale en 1993. Mais il ne doutait pas un seul instant qu'il atteindrait ses fonctions. « Un jour, au Sénat, Jean m'a fait venir dans son bureau et m'a annoncé calmement, qu'il avait un cancer de la prostate et connaissait parfaitement l'échéance fatale de sa maladie. Au pire six mois, au mieux quinze. Ce fut quinze. Il m'avait interdit d'en parler à quiconque. » Le jour de l'enterrement, et sur la demande de Madame Lecanuet, c'est François Bayrou qui eut l'immense honneur de prononcer le discours...
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