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Et si ça arrivait ?
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Thibault Guérin
 
Présentation
Mickael Mauduit est très abattu ce soir. Pensez : un prudhomme ! L’angoisse de tout chef d’entreprise. Que peuvent faire, face à ça, les quelques amis patrons de TPE avec lesquels il avait plutôt l’habitude d’aller se détendre en bavardant ? Sous la houlette du recruteur qui ne veut plus embaucher et de Richard, qui ne se paie plus pour payer ses salariés, ils vont organiser la résistance, se battre en dépit des lois, sans même s’imaginer où leur combat va les mener. Récit imaginaire ou rêve prémonitoire ? Thibault Guérin, côtoyant au quotidien ces petits patrons dépassés par le carcan du code du travail, offre à ceux qui voudraient remettre en cause le système actuel comme à ceux qui y sont attachés, des pistes de réflexion.
Extrait du livre
Nous ne participons pas à la séance de conciliation. Plus tard, Mickael nous en rapportera l'essentiel. Christine Charlety se fait défendre par un conseiller de la CDS. Mickael fut d'abord écœuré par la manière dont ce type parlait à sa cliente, ponctuant ses phrases de remarques dans le genre « quand on défend une aussi jolie femme, le plaisir que j'ai à aider une belle jeune femme… ». – Mais je lui aurais dit le quart de ça, elle m'attaquait pour harcèlement ! s'exclame-t-il. – Certes, lui répond-je, mais un syndicaliste est un homme droit et pur qu'on ne peut soupçonner de mauvaises intentions, alors que toi, tu ne pouvais qu'avoir en tête le fait de la sauter en profitant de ta position. Mickael avoue tout de même avoir passé un bon moment. Notre digne représentant des justes droits des salariés a fait un numéro digne de Dickens, dépeignant sa protégée comme la petite fille aux allumettes, jetée à la rue avec son enfant blotti contre elle, alors que la société de Mickael « accumule les profits, il n'y a que ça qui compte ! ». Mickael a pour sa part commis un sacrilège. Lors d'une séance de conciliation, le bureau prud'homal est constitué d'un juge employeur et d'un juge employé. Celui-ci était un conseiller CDS. Mickael a donc fait remarquer que, la CDS ne travaillant sûrement pas pour rien, il était probable qu'elle prélèverait une partie des éventuelles indemnités pour son propre compte et que, dans ces conditions, il récusait le conseiller salarial qui était donc juge et partie. Même le juge patronal en fut scandalisé. Comment pouvait-on émettre de telles suspicions ? Penser que certains juges pourraient ne pas juger en toute impartialité aurait presque mérité une sanction pour insulte à la Justice ! Bien sûr, de conciliation il n'y eut point. Pendant ce temps, les sangs s'échauffent devant le tribunal. Etonnamment, c'est notre gauchiste, Jean-Edouard, qui met le feu aux poudres, accusant nos vis-à-vis de vivre dans un monde idéal sans se préoccuper des réalités. Nous sommes, pour notre part, accusés de contribuer à accentuer les injustices sociales en refusant de reconnaître à nos salariés le droit de vivre autrement que pour les profits de l'entreprise. Quand je repense à tout ce que j'entends de ceux de mes amis qui ont des salariés, j'ai du mal à faire rentrer leurs anecdotes dans cette définition. Mickael nous a déjà rejoint, et raconté l'entrevue, quand Christine Charlety sort à son tour, toujours accompagnée de son chevalier servant estampillé CDS. – Je vous croyais débordés de travail, vous avez bien du temps à perdre, lance-t-elle, rassurée par la présence proche des autres manifestants CDS. – On a moins à perdre du temps que de l'argent avec des comportements de votre genre, remarque Odile. – Vous pensez parfois à ce que vous avez coûté à Xarmit, avant de jouer les malheureuses, ajoute Martial ? – En regardant Mickael, elle lance : mais Xarmit et vos problèmes, vous m'entendez, je m'en bats les c… J'ai compris que ça arrivait avant même de le voir, ni de pouvoir réagir : le bruit de la main de Mickael a claqué à une telle force que personne n'a pu ne pas l'entendre. Une gifle ! Une pommette rougie, et encore, seulement rougie pour le moment. Je parie sur une prochaine couleur bleue, voire marron.
Les avis des lecteurs
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25.10.2012
Bonjour, voilà trois ans que j'ai découvert ce livre et relu plusieurs fois. Ce livre n'a jamais été autant d'actualité. Un roman réaliste et peut-être prémonitoire. A lire sans modération !
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