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Les humanités poétiques
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Gérard Ansaloni
 
Présentation
Du cours moyen au cabaret de « La cour des miracles », de ses 3 mois à ses 25 ans, Gérard Ansaloni nous raconte sa drôle d'aventure où se mêlent les rencontres, du « Bon Maître », de Bernard Lavilliers ou encore de Bernard Dimey (auteur disparu de chansons de Piaf et Salvador). Puis vient l'amitié de Pierre Barouh, parolier intransigeant et fécond, producteur et créateur des Editions Saravah pour qui Gérard Ansaloni produit deux albums de poèmes et musiques. Dans ce récit plein d'humour, un poète-musicien au style truculent revient son enfance et ses débuts dans la carrière pittoresque du « Slow-bizz » Il nous emmène dans son milieu, sur les routes de France et d'ailleurs, celles sur lesquelles il a fait ses "humanités poétiques".
Extrait du livre
Un jour de janvier, totalement désargenté, au sortir de mon cours, j'avisai le principal du collège Jacques Prévert, collège au sein duquel je professais.« Bonjour monsieur, puis-je vous parler un instant ?– Bien sûr monsieur Ansaloni, suivez-moi.Je suivis donc ce bonasse directeur d'établissement jusque dedans son bureau peint à la mode des années soixante-dix d'un magnifique orange acide soutenu de pans de murs vert pomme (j'entends de pomme verte, non encore mûre), le tout assez contrastant.« Asseyez-vous.– Merci.– Alors qu'est ce qui vous arrive ?– Et bien voilà, monsieur le directeur. Vous savez que j'habite le Lot-et-Garonne (ne le dirais-je jamais assez ?) et que mes deux mi-temps se trouvent pour l'un ici même, à Bergerac, et pour l'autre à Vergt, près de Périgueux (précision utile, au cas...). Or, monsieur le directeur, le rectorat ne m'a toujours pas versé mes salaires de septembre, octobre, novembre et décembre. Bien qu'étant de complexion... fluide... (les croquettes du chat) mon corps réclame un tant soit peu de nourriture, mais je vous arrête immédiatement ! là n'est pas l'objet de mon entretien. Il y a plus grave. Je me dois de rembourser un emprunt contracté auprès de deux banques fort solidaires en ce moment, emprunts contractés en vue de l'acquisition de ma maison, en Lot et Garonne sise (afin d'enfoncer le clou). Mais de nouveau, je vous vois sursauter, et m'empresse de vous rassurer. Il y a plus grave. Oui, monsieur le directeur, il y a plus grave.– Mais parlez, bougre, qu'y a-t'il ? Bien que n'appréciant que moyennement l'invective, celle-ci faisant référence à des mœurs typiques de la Renaissance française, mœurs en lesquels je ne me reconnais point, je poussais plus avant.– Et bien, monsieur le directeur, malgré l'immense contrariété que cela me procure, étant donné l'attachement que j'éprouve pour votre établissement et son semblable vernois, malgré la joie que j'éprouve à venir quasi quotidiennement dispenser un savoir Ô combien nécessaire aux jeunes gens de notre pays bel, et bien malgré tout ceci, monsieur le directeur, et avec tout le respect que je vous dois, je ne viendrai pas travailler demain.– …– …– Vous raillez. (Verbe apparu au milieu du quinzième siècle ; de ralhar qui signifie plaisanter, venant du latin populaire ragulare, lui-même issu du bas latin ragere qui signifie braire. Ceci étant dit pour la jeunesse avide de savoir qui se pourrait aller confondant « rayer » et « railler », « rayer » étant fort utilisé de nos jours dans les musiques dites de Rap, musiques qui trouvent leurs origines au milieu du vingtième siècle dans le courant de ce qu'il est convenu d'appeler les musiques « répétitives » et notamment dans l'œuvre de Pierre Schaeffer – je pense ici à son « Etude pathétique » créée le vingt juin mille neuf cent quarante-huit sur « Radio Paris » –)– Bigre ! (et toc) Aucunement monsieur le directeur. N'ayant plus le moindre sous vaillant en poche, mon automobile (Citroën GS Club bleu nuit) ne se nourrissant pas (elle) de croquettes pour chat, le retour vers l'établissement scolaire prévu demain matin ne se pourra effectuer.– A la bonne heure ! Vous me rassurez ! J'ai cru pendant un instant qu'il y allait de votre enthousiasme. Problème d'argent ? Ah ! Jeunesse !
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