Editeur de livres
Connexion
|
S'inscrire
1ère visite
Proposez votre manuscrit
Adhérez à un club
Abonnez vous à la lettre d'info
Edito
Lire l'édito du 28.12.2009
Les Clubs le Manuscrit
Les Clubs
le Manuscrit
Fil d'actualité
Manuscrit TV
Vidéos du Jour
Auteurs
Devenez auteur
Proposez votre manuscrit
Paroles d'auteurs
Actualité
Auteurs
Librairie
Manuscrit-Réseaux
Diffusion
Partenaires
Librairie
Fiche Livre
VETO TENDRESSE
Ajouter ce livre à mes favoris
Le Grizzly
Présentation
Récit d'un amour improbable, Veto Tendresse nous entraîne dans l'univers mental et torturé d'un jeune homme de 22 ans à la recherche de son identité. Centré sur la ville, explorant les profondeurs de l'âme et de la nuit, le récit emporte le lecteur dans les errances de ce personnage anonyme qui joue avec les noms comme pour mieux se prouver qu'il existe. Entrecoupé d'extraits du journal d'une fillette de 11 ans qui l'aime et qu'il aime, le texte sépare ces deux personnages qui cherchent à se rejoindre. Roman d'amour, roman d'apprentissage, autofiction, Veto Tendresse mélange les genres, brouille les repères pour mieux plonger ses personnages dans le labyrinthe de leurs angoisses.
Extrait du livre
Et puis mes yeux reviennent sur le regard intense et fixe de la photo qui me renvoie en bloc tout ce mensonge que je me fais comme pour me protéger. Mais de quoi ? J'ai beau l'interroger, le cliché refuse obstinément de me répondre. Alors je m'en détourne et considère l'appartement où règne le vide. Les murs blancs que seule habille la photo sont nus. Le mobilier se réduit à sa plus simple expression : deux tréteaux, une planche, un tabouret, des livres au sol et un matelas à terre. Seule concession à une certaine vision du luxe, une chaîne hi-fi. Je me lève et la branche pour mettre sur la platine un disque de Thiéfaine. Je positionne le bras sur la chanson Alligators 427, version concert 1983 et pendant qu'il retombe et lit les derniers sillons de la chanson précédente – « et tu me demandes s'il a bien pris sa dose ? » -, je me recouche sur le dos, ferme les yeux et me concentre sur la musique qui démarre. Ce sont d'abord des synthés volatils et planants, puis la voix, et immédiatement après, la phrase refrain, « Moi je vous dis bravo et vive la mort », que suit une petite phrase musicale de trois notes à laquelle succède aussitôt le rouleau compresseur de la batterie qui se déchaîne, donnant ainsi le signal d'un crescendo de la destruction, jusqu'à la coda, où la voix répète, ad libitum, « vive la mort », refrain oxymorique d'une réversion apocalyptique nucléaire inéluctable. Puis tout s'arrête. Pendant quelques instants, la musique tourne encore en moi, mais très vite, et parce qu'il a été privé de ce pouvoir d'attraction de la chanson, mon esprit se focalise à nouveau sur le souvenirs de tes yeux. Je venais de passer quelques jours chez des cousins qui avaient rénové un ancien moulin à eau à Jametz, dans la Meuse profonde, et j'avais décidé de poursuivre mon voyage en plantant la tente au bord du Lac de Madine. Ce matin-là, il devait être six heures trente. Je revenais de mon footing quotidien et comme à mon habitude, j'étais allé me baigner nu dans le lac avant de revenir m'asseoir sur un banc proche de ma tente. La tête penchée vers l'herbe, je cherchais dans la contemplation du sol la force nécessaire à la préparation de mon petit déjeuner. C'est alors que j'ai senti qu'on m'observait. La raison voulait bien sûr qu'à cette heure-ci et dans pareil endroit, la chose relève de l'improbable. Mais je me suis quand même retourné pour me prouver que j'avais tort. Aussitôt, deux yeux d'acier trop froids m'ont figé dans le silence de glace d'un regard bleu intense. Fasciné, je ne pouvais m'en détacher et vacillais sous le poids des angoisses qu'il faisait naître. Des frissons me parcouraient l'échine. Des sentiments surgis du plus profond de mes oublis m'envahissaient. J'avais l'horrible sensation d'être scruté de l'intérieur. Hypnotisé, dévoré par ce plaisir de n'opposer de résistance, je m'offrais à l'agression quand un sursaut sorti d'un amour-propre que je croyais anéanti s'est emparé de mon regard. Du feu m'a embrasé les yeux et tout ce qu'il y avait en moi de remords contenus, de colères refoulées et de haines enfermées, s'est déversé comme un torrent de lave dans cette mer de glace qui m'assaillait.
Les avis des lecteurs
Donnez votre avis
Livre papier
21,9 €
Livre Numérique (pdf)
7,9 €
Commander
Domaine
Livres Fiction et Littérature
Sous-domaine
Romans et Nouvelles
Catégorie
Roman
Public(s)
tous publics
Nombre de pages
295
ISBN
2-7481-6998-0
EAN
9782748169980
Date de parution
10.09.2005
Meilleures ventes en librairie
ALFRED LE WISIGOTH
par
Bernard-Roger Mathieu
A Jeudi
par
Victoire Theismann
Le Voleur de Rêves
par
Benjamin Saulnier
ACHETER UN LIVRE
Livres Art et culture
Livres couples et famille
Livres Documents Espace Monde
Livres en langues étrangères
Livres Essais et documents
Livres Fiction et Littérature
Livres Monde du travail
Livres Planète Littérature
Livres Pratiques et Loisirs
Livres Romans sur exil
Recherche et Université
Nos collections
Nos diffuseurs
Devenez diffuseur
Nos partenaires
Devenez partenaire
Les larmes invisibles
envoyé par
Lemanuscrit
. -
Films courts et animations.
finaliste prix du premier roman 2008 éditions le Manuscrit
Uploaded by
manuscrittv
éditeur, publier un livre, éditer un livre, éditions en ligne, éditeur en ligne, se faire publier, se faire éditer, publier son livre
Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par