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Malva
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Maryck Blimo
 
Présentation
Malva « la sorcière » connaît trop bien les secrets du village. Certains seraient même bien aises de la voir disparaître. Mais qui oserait s’attaquer à une sorcière ? Jusqu’au jour où un homme, menacé, franchit le pas. Il se retrouve pris à son propre piège, et son acte va déchaîner les passions. Tout est décalé dans ce roman. Il s’agit d’un policier, mais le meurtre est un épiphénomène. A part peut-être les gendarmes, personne n’est celui qu’il donne à voir. La sorcière elle-même en est-elle une ? Violent malgré son écriture apaisée, « Malva » aborde le thème actuel de la différence et de la tolérance. NB : tous les usages que Malva attribue aux plantes existent dans la tradition populaire et sont efficaces. Essayez-les !
Extrait du livre
Michel commençait à avoir peur et froid. Autour de lui, les grands hêtres craquaient dans le vent, de plus en plus fort à mesure que le soleil tombait. Le sentier qu’il avait suivi depuis le village s’était amenuisé peu à peu, coupé de buissons et de branches mortes. Et, lorsqu’il avait voulu revenir sur ses pas pour rentrer à Viéville, plusieurs chemins s’étaient ouverts à lui. Dans l’absolue solitude de la forêt, le jeune garçon eut soudain l’impression que les vieux arbres avaient changé subrepticement de place après son passage. Il marchait de plus en plus vite, pressé par l’approche de la nuit et la pente du terrain. Puis il s’arrêta brutalement : il n’avait pas eu l’impression de monter, à l’aller. Le doute s’insinua en lui. Il regarda attentivement les arbres autour de lui. Mais les fûts se ressemblaient. Dans sa tête renaissaient les contes de son enfance, histoires de petits garçons perdus en forêt, que les arbres contraignaient à avancer dans la mauvaise direction vers le repaire d’une sorcière. Michel secoua la tête et s’obligea à rire tout haut. A seize ans, il n’allait tout de même pas se laisser impressionner par de telles bêtises. Il se remit en route, plein d’une nouvelle vigueur et suivit la pente. La terre se faisait maintenant plus humide et collait à ses chaussures. Le sous-bois changeait, les arbres s’espaçaient et quelques aulnes apparaissaient entre les hêtres. Il reprit courage : au pied du village un ruisseau débouchait de la forêt pour disparaître quelques kilomètres plus loin, dans le pré du père Lamblin. Le vent d’avril s’était fait pénétrant. Entre les buissons encore dépourvus de feuilles, un tapis de petites fleurs blanches nappait le sol bourbeux, mais Michel ne les voyait pas. A l’instant précis où il déboucha dans la clairière, le vent tomba et les oiseaux cessèrent de chanter. Avec le soudain crépuscule, toute la forêt se tut. Malgré sa peur, Michel s’arrêta, envoûté par le silence intense et l’harmonie sereine qui se dégageait des lieux. Dans la pénombre, il aperçu une mince silhouette immobile. - Eh, vous !, lança Michel, soulagé par la vue d’une présence humaine, pouvez-vous me dire dans quelle direction se trouve Viéville ? La silhouette ne bougea pas et Michel sentit un regard l’évaluer. L’autre portait un pantalon trop large de couleur brune, retenu à la taille par une fine ceinture de cuir. Les épaules simplement couvertes d’une vieille chemise blanche aux manches retroussées, il ne semblait pas sentir le froid humide qui tombait des cimes. Il portait une brassée de bois et un sac sur l’épaule. D’après l’allure et les traits doux du visage, Michel estima que le garçon devait avoir son âge. Sans doute satisfaite par le résultat de son examen, la silhouette fit quelques pas vers lui. - Tu dois être Michel, le neveu de Monsieur Dubreucq. La forêt est vaste, tu aurais pu passer la nuit à y tourner sans retrouver ton chemin. La voix était calme, ni accueillante ni hostile. L’autre posa son sac, l’entrouvrit et en sortit une boule de tissu verdâtre qu’il lui lança. - Tiens, mets ça, tu as l’air gelé. Michel saisit au vol ce qui s’avéra être une veste usagée. - Merci, fit-il simplement. Il passa le vêtement qui dégageait une odeur de foin et d’herbes fraîches.
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