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J'ai sauté du train
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Odette Spingarn
 
Présentation
Odette Spingarn décrit ici le fonctionnement des différents camps de la « Solution finale » par lesquels elle est passée à partir de son arrestation avec ses parents, le 31 mars 1944, dans un village de Corrèze : la caserne de Périgueux, le camp de transit de Drancy, le camp d’extermination d’Auschwitz II-Birkenau – sa mère y décède –, un de ses sous-camps, le Kanada, où elle trie des vêtements de déportés assassinés, et enfin le camp-usine de Zschopau (Saxe, Allemagne), destination de son transfert du début octobre 1944. À l’approche des Alliés, en avril 1945, les travailleuses forcées sont entassées dans un train à destination d’un camp de la mort. À ce moment-là, Odette prend son destin en main et s’évade en sautant du train. S’ensuit une longue odyssée qu’elle nous relate par le menu. En définitive, elle est sauvée par une femme allemande. À son retour, grâce à sa jeunesse et à son inébranlable optimisme, Odette a su se reconstruire, étudier, mener une carrière et fonder une famille.
Extrait du livre
Extrait 1 « Témoignages »
« Je fais partie du nombre infime de survivants. J’entends parler de la culpabilité des rescapés. Cela ne me concerne pas. Je n’ai pas de culpabilité car je n’ai rien à me reprocher. Je sais que j’ai dû faire en permanence d’énormes efforts de volonté. Je sais aussi que j’ai eu de la chance.

J’ai échappé à ce que beaucoup d’autres ont subi. Je n’ai pas dû faire face à des interrogatoires, je n’ai pas été torturée, je n’ai pas été prise comme cobaye pour des expériences pseudo-médicales. Et je ne parle pas de ceux qui furent assassinés à l’arrivée au camp.

Je suis très lucide sur la chance que j’ai eue à différents moments et je pense souvent à ceux qui ont bien plus souffert que moi.

Mon père a été fusillé le lendemain de notre arrestation et je pensais qu’il avait eu, lui aussi, de la chance ! Comment peut-on écrire une phrase pareille… et pourtant c’était vrai. Je savais exactement à quelles souffrances il avait échappé, et pas des moindres.

En revanche, j’ai vu souffrir ma mère de la façon la plus inhumaine qui soit et ce fut pour moi un traumatisme dont je ne me suis jamais remise. »

(p.113)
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