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Jean Giono Corps et cosmétiques
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Alain Romestaing
 
Présentation
L’angle d’approche choisi pour le présent ouvrage surprendra peut-être les amateurs de l’œuvre de Giono. On s’attend en effet à ce que le motif des cosmétiques soit d’une importance mineure dans un univers romanesque d’abord ancré en pleine nature. Pourtant, les parfums, les fards, les huiles entrent avec le corps, et notamment avec la peau, dans de subtiles dialectiques du naturel et de l’artifice, de la surface et de la profondeur, du sain et du malsain et jouent avec le désir, la réalité, le néant. Jean Giono, Corps et cosmétiques est le premier volet d’une réflexion sur la représentation, les usages et les langages du corps dans l’œuvre de Jean Giono.
Extrait du livre
« Corps et cosmétiques », tels furent le premier volet et l’angle d’attaque choisis pour entreprendre une vaste étude de la présentation, des usages et des langages du corps dans l’œuvre de Giono. Cette journée d’étude a été organisée le 11 avril 2008 par l’équipe « Métamorphoses de la fiction » au sein de l’Unité Mixte de Recherche « Écritures de la Modernité » de l’Université Paris 3. Un colloque, centré sur « le corps et ses (dés)habillages », forme le deuxième volet de l’étude et fera l’objet d’une deuxième publication. On trouvera ici des approches qui, pour être variées, n’en sont pas moins synergiques. Fortement originales, elles se signalent par une allégresse induite par la gaîté avec laquelle Giono se sert toujours du détail, même dans les ensembles romanesques les plus construits et les plus vastes. Les articles se partagent donc naturellement entre considérations sur des sujets très généraux et gros plans sur des motifs précis parfois même très réduits, en apparence. La présentation d’Alain Romestaing est à la fois une introduction à la journée d’étude et l’exposé détaillé des problématiques rattachées à ce sujet de l’usage des cosmétiques par les personnages gioniens. D’entrée, il met à mal les idées reçues sur un Giono chantre de l’état de nature, en s’attachant à une large réflexion sur la dialectique du naturel et de l’artifice, de la surface et de la profondeur, dont le mouvement vertigineux fait bouger toutes les lignes de partage et implique une certaine écriture du corps. Laurent Fourcaut quant à lui effectue une vaste synthèse sur le motif de la peau, récurrent dans la réflexion de Giono sur le corps de l’homme. Il en présente la double fonction de prison et de protection, et son rôle dans un système global de représentations qui opposent la tentation de la perte dans le monde et celle du repli avaricieux sur soi. Inversement Anne Simon choisit de se focaliser sur les tatouages, discrets ou exhibés, spécialement dans Jean le Bleu et dans Deux cavaliers de l’orage, ce qui l’entraîne dans une plus large réflexion. Analysant la fonction d’ekphrasis de ces motifs inscrits à même la peau, ainsi que les hybridités et les correspondances entre intériorité et extériorité du corps gionen, elle dresse le portrait de l’écrivain en tatoueur. Dans la même veine, Julie Mallon constatant l’usage qui est fait de la poudre de riz par de nombreux personnages gioniens, s’attache à décrypter les enjeux de ce geste anodin où se joue la dialectique du naturel et de l’illusion mais aussi de la soumission à l’ordre social et de la revendication individuelle de liberté. Parallèlement Sylvie Vignes, en explorant le détail d’une seule œuvre, Les Âmes fortes, approfondit le langage des parfums, langage subtil, au service parfois de vives violences, langage détourné souvent, qui accompagne en particulier toute la relation de séduction réciproque entre Madame Numance et Thérèse. C’est également aux parfums que se consacre, Alain Schaffner qui analyse, à partir d’Angelo, la manière dont une fragrance peut synthétiser l’essence d’un personnage, quitte à ce que des miasmes moins idéaux entrent dans la composition de « l’odeur si belle ». Si ces articles tiennent compte, au-delà du corps naturel, du corps civilisé, c’est-à-dire social, l’intervention d’Alain Tissut sur Le Grand Troupeau, unique roman de Giono sur la guerre, reste seule de son esp
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