Editeur de livres
Connexion
|
S'inscrire
1ère visite
Proposez votre manuscrit
Adhérez à un club
Abonnez vous à la lettre d'info
Edito
Lire l'édito du 11.9.2012
Nos catalogues
Fil d'actualité
Manuscrit TV
Vidéos du Jour
Auteurs
Proposez votre manuscrit au comité de lecture
Paroles d'auteurs
Retrouvez-nous
Actualité
Auteurs
Librairie
Université
Diffusion
Partenaires
Librairie
Fiche Livre
Le Grand voyage
Ajouter ce livre à mes favoris
Michel Gutkind
Présentation
Issu d'une famille juive bourgeoise du nord de la France, Michel Gutkind est passé du service en Algérie à Achille Zavatta, de Neuchatel à la Thaïlande. Il a connu la richesse et l'errance, l'amour et la guerre, et c'est sans artifices qu'il nous invite au "grand voyage", récit d'un long et dur périple, d'une vie incroyablement riche et dense. Avec un grand souci du détail et de l'information, il nous introduit à l'histoire et à l'univers du cirque à travers cette biographie foisonnante où il est aussi question de la foi, des taxis de nuit, des citizens bands, des premiers commodores, mais avant tout de la liberté, cette rage de vivre farouche qui enfante de si vastes existences.
Extrait du livre
Chapitre 1 Ma jeunesse Je suis né à Tourcoing dans le Nord de la France, issu d'une famille bourgeoise. Mon père était ingénieur industriel dans la fabrication de tissus pure laine ; avec son frère, ils possédaient une usine de filature dans cette ville. C'est en avril 1939 que j'ai vu le jour. Ma mère, d'origine polonaise, travaillait chez mon père comme gouvernante. Cinq enfants sont nés de cette liaison et j'en suis le deuxième. Dès mon plus jeune âge mon père m'emmenait avec lui parcourir toutes les ré½unions philatéliques. Il m'avait acheté une petite valise dans laquelle se trouvait un petit album avec quelques timbres. Il me donnait des timbres pour constituer ma collection et je me rappelle que j'en étais très fier. Il aimait m'apprendre à compter, je me souviens encore quand il me faisait réciter les tables de multiplications à l'âge de 5 ans. Mon père adorait la musique, il avait obtenu un premier prix de flute au Conservatoire de musique à Paris comme d'ailleurs son frère Léonard en violoncelle et sa soeur Fanny en piano. Il collectionnait les flutes, les pipes et les timbres ; c'est d'ailleurs grâce à ces derniers que notre famille a pu survivre durant la guerre. Les Allemands avaient réquisitionné toutes les machines et les outils pour empècher notre famille de travailler. Mon père était israélite d'origine allemande, devenu français en 1876, c'est à dire bien avant les événements de 1939-1945. A cette époque les déportations étaient exécutées par contingentement. Compte tenu de l'ancienneté de sa naturalisation, mon père a eu la chance de ne pas être pris dans des rafles. Puisque mes parents n'étaient pas mariés, nous n'avons pas été trop inquiétés. Malgré mon jeune âge je me rappelle très bien les nombreuses intrusions d'officiers allemands à notre domicile; mes frères, mes soeurs et moi en étions terrorisés. Pour améliorer l'ordinaire, ma mère faisait du troc avec des correspondants normands. Elle échangeait des tissus contre du beurre, du lait et des oeufs pour subvenir à nos besoins et en faisait également profiter quelques voisins ainsi que notre aide de ménage. Mon père aimait également se promener en ma compagnie dans le jardin public; il avait toujours un petit sifflet sur lui pour me rappeler àl'ordre lorsque je m'aventurais sur les pelouses, ce que je faisais souvent. Je le suivais encore lorsqu'il assistait à des concerts ou lorsqu'il se rendait au théâtre. J'adorais être avec lui. Malgré sa sévérité il m'aimait à sa façon. Par la suite, j'ai toujours pensé que son pied bot représentait un problème majeur pour lui mais, malgré ce handicap. il était toujours racé, élégant, fier et courtois. Il appréciait la compagnie de son ami de toujours, Gustave Dron, député maire de la ville, qui avait d'ailleurs demandé dans ses dernières volontés à être enterré auprès de lui, ou de Jules Watteuw, poête patoisant tourquiénois qui résidait à quelques pas de chez nous. C'est en avril 1946, quelques jours avant mes 7 ans, que j'ai perdu mon père.
Les avis des lecteurs
Donnez votre avis
Michel Gutkind
21.04.2009
quelques fautes dans la présentation du livre à corriger.
Isabelle Larpent-Chadeyron
26.04.2009
Un texte porteur, à découvrir et à parcourir.
Isabelle Larpent-Chadeyron
18.11.2009
Bonjour, j'ai fait un tour sur votre site ; présentation très originale. Bravo. Bonne continuation. Amicalement.
Livre papier
19,9 €
Livre Numérique (pdf)
7,9 €
Commander
Domaine
Livres Art et culture
Sous-domaine
Livres Essais Cirque
Public(s)
tous publics
Nombre de pages
183
ISBN
978-2-304-02638-2
EAN
9782304026382
Date de parution
13.05.2009
Meilleures ventes en librairie
Un Manet si bien caché
par
Jules Petroz
Paroles de soleil - tome I
par
Olivier Escuder
Paroles de soleil - tome II
par
Olivier Escuder
ACHETER UN LIVRE
Livres Art et culture
Livres couples et famille
Livres Documents Espace Monde
Livres en langues étrangères
Livres Essais et documents
Livres Fiction et Littérature
Livres Monde du travail
Livres Planète Littérature
Livres Pratiques et Loisirs
Livres Romans sur exil
Recherche et Université
Nos collections
Nos diffuseurs
Devenez diffuseur
Nos partenaires
Devenez partenaire
Editions Le Manuscrit : Marc Levy et Guillaume Gallienne
envoyé par
auteurplus
. -
Découvrez plus de vidéos créatives.
éditeur, publier un livre, éditer un livre, éditions en ligne, éditeur en ligne, se faire publier, se faire éditer, publier son livre
Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par