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Victime et Coupable
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Mohamed-améziane Méchouar
 
Présentation
J'ai écrit ce roman, il y a environ huit ans, pour témoigner de mon temps et de mes espoirs. Je n'ai pas eu la chance d'être édité parce qu'il y a le marché qui dicte le genre de livres à publier, du moins ce qui m'a été expliqué. Toutefois, je vous fais part de ce résumé qui provient du comité de lecture de l'Éditeur XYZ de Montréal, et je vous laisse le soin d'en juger. Il date du 25 mars 2002. RÉSUMÉ Tel que dit dans la lettre de l'auteur à l'éditeur, il s'agit d'un « récit romancé qui traite de la dictature et de la démocratie dans un pays, pour ne pas le citer, l'Algérie. » C'est avec lucidité, et de tout son cœur qu'il a écrit cette œuvre dont l'authenticité ne fait aucun doute. De plus, la qualité de son écriture est indéniable.
Extrait du livre
J'ai toujours vécu tranquille dans ce pays où la terre et le ciel semblaient si proches, si complices, où les nuages s'amoncelaient pour former un tableau ombrageux sous un fond bleu, comme un décor au-dessus des têtes, pour ensuite se dérober vers d'autres cieux, laissant les mains levées vers le ciel comme une supplique inavouée. Il n'y avait rien de plus beau pour le regard romantique, mais le romantisme aurait quitté le lit des esprits asséchés par le vide depuis que la source de vie fut tarie. Jadis, alimentée par l'esprit de liberté, le chemin de la vie était illuminé d'espoirs avant qu'il n'eut été détourné vers l'obscur et ignoble destin de la décadence. Y avait-t-il une raison à cette infâme traîtrise ? Il y aurait l'inexcusable bêtise humaine ! De tous les malheurs qui secouaient la terre, je me nourrissais de rage et d'impuissance en me laissant aller vers des lendemains incertains devant la barbarie qui ne finissait pas de m'exaspérer. J'avais aussi soif que cette terre asséchée par le soleil et voulus me désaltérer de lucidité sous la plus belle des étoiles pour, ne serait-ce qu'un instant, consoler ma peine et enterrer ma haine. C'est sous ce soleil torride que j'ai grandi et vécu sans conviction, non pas par manque de volonté mais parce que je ne pouvais pas. Il y avait un obstacle non défini qui planait dans les airs depuis longtemps et qui ne cessait de prendre de l'ampleur à cause de la crainte qu'il suscitait. Quand l'enthousiasme s'est éteint, il ne restait plus que les richesses pétrolières et gazières sur lesquelles il fallait s'appuyer pour assurer l'équilibre fragile d'un déclin annoncé. Par pur rejet d'un système honni, chaque citoyen cherchait son petit bonheur dans ce pays beau par ses immensités désertiques, ses forêts et ses plages mais désagréable par les esprits obscurs qui le dominaient. Enfant, comme tous les enfants de cette époque pleine de promesses et de joie, j'étais digne, honnête, naïf, ambitieux et peut-être pas trop curieux en raison de mon éducation, mais avec un désir de vie merveilleux. Malheureusement, ma vie fut banale à l'image de celle de tous ces enfants qui vécurent la proclamation de l'indépendance comme un espoir, comme une lueur de liberté qui pointait à l'horizon, comme une illumination des esprits. Cette euphorique vision de l'avenir s'était vite estompée et mes craintes devenaient réelles par rapport au puissant moteur de la dictature mis en place. Depuis, l'indifférence s'installa dans les cœurs, l'égoïsme se répandit dans les esprits et l'arrogance se propulsa au sommet de la pyramide, bien érigée de combines mesquines et de vulgaires ambitions. L'incrédulité conjuguée à la vanité et à l'avidité provoquèrent alors le soleil qui, paraît-il, s'était acharné sur cette terre pour faire comprendre aux hommes et aux femmes que sa puissance est divine, qu'il fallût chercher dans les profondeurs des âmes pour en trouver le remède. Le soleil a fait de cette terre une immensité désertique lorsque, apeuré par la brume qui le voilait, l'aurait vidée de son eau, la rendant sable à perte de vue. Depuis, le soleil a été la cause de bien de drames dont celui raconté par Albert Camus dans son livre ‘‘l'étranger''. Le soleil aurait été un peu responsable de cet acte.
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