Une bande d’artistes portés sur le sexe, l’érotisme et ce genre de choses, anime un site à faire rougir les internautes. De l’art un peu cochon.
Le singe Bonobo règle tous ses problèmes par le sexe. Cela n’a pas échappé au site artistique bonobo.net. De la galerie de photos, à la revue littéraire, en passant par le journal illustré, l’érotisme se partage sur un ton libertaire. Henri “le lapin à grosses couilles” a des problèmes d’intégration ? Un coup de souris et l’histoire finit (presque) en conte de fée. Crouty, la petite fille aux cheveux filasses, n’arrête pas de vomir. Après des tests sanguins, à vous de décider de la suite à donner et de découvrir les dessins désopilants de Céline Guichard. Toujours prêt à faire l’amour pas la guerre, le singe Bonobo consigne ses aventures dans le bonoboclub (bonoboclub.com), mais chut ! C’est réservé aux adultes. Il faut un mot de passe... qu’on peut obtenir en 24 heures par e-mail.
Ce webzine, contre toute attente, reçoit un très fort accueil. Mais le groupe d’artistes fédérés par Alain François et Céline Guichard construit le site au fur et à mesure des inspirations. “A la base nous étions un couple d’artistes, on a donc transféré notre atelier sur le net” explique Alain François. La galerie fonctionne comme une exposition en ligne. Elle a été l’une des premières activités de Bonobo.
“Le singe, c’est d’abord pour nous rappeler que l’être humain est un animal.” Pour illustrer son propos, l’auteur se sert d’images déjantées de son corps comme un scientifique transforme une mouche pour ses expériences. Les travaux sont très différents d’un auteur à l’autre. Alain François parle du pop’art ou du mouvement punk comme sources d’inspiration. Pour les amateurs de littérature, la Revue Bonobo est un “chantier perpétuel d’écriture” depuis 1999. Des poésies, des romans, des nouvelles : dans ce dédale de textes vous découvrirez “ce que je ne dis pas à mon psychanalyste”, enfin, celui de Michel Lajeaunie. Cette revue, Alain François cherche à la dynamiser, tout comme la galerie. “On pourrait créer une véritable galerie où les oeuvres pourraient être achetées.” Quant au webzine bonoboclub, “l’idéal serait de tout mettre sur un CDrom que l’on vendrait en ligne.” Plein de bonnes intentions pour développer leur site mais l’artiste garde les pieds sur terre. Ce qui manque pour le moment, c’est de l’argent.