Le livre Don larossi, capitaine au FBI, se lance à la poursuite d'un tueur en série hors du commun. Dans les rues de Southampton, état de New York, les cadavres pleuvent. Les autopsies s'enchaînent pour trouver des réponses. Une équipe entière contre un seul homme. Des victimes portant des traces de cannibalisme, un étau qui se resserre sur les membres d'une famille, un univers inquiétant, qui se termine dans une sorte de cauchemard à quelques mètres sous terre... > Un extrait / Commander ce livreTRONG>TRONG> > D'autres livres de l'auteurTRONG>TRONG>
Comment vous présenter ?TRONG> Le plus simplement du monde, 38 ans, un peu sauvage, pour ne pas dire totalement… Amoureux du calme et des grands espaces, j'adore me balader loin des foules avec ma chienne. Pour le reste je n'aime pas trop parler de moi. Allez, pour la forme je dirais curieux. De la vie, des gens, mais en observateur discret.
Après 20 années de voyages et une dizaine de tours du monde, qu'est-ce qui vous a ramené en France ?TRONG> Un pépin de santé, qui m'a occupé 6 ans à plein temps. 6 ans pour remarcher, me consolider et m'accrocher comme un fou à l'espoir. Bilan ça marche. Et donc je remarche.
Au cours de ces périples, vous avez été amené à exercer diverses activités, très différentes, comment avez-vous commencé à écrire ?TRONG> Sur un bout de nappe en papier, des notes, des pensées, et de bout de nappe en bout de nappe, un premier "truc" : une sorte de recueil de nouvelles. Ensuite l'insatisfaction de ne pas trouver chez les autres les histoires qui me plaisaient, donc de me jeter à l'eau. Et de passer des nuits entière à écrire. Le jour c'est impossible. Trop de bruits, trop d'activités autour de moi, des mômes pénibles comme le mistral en hiver, bref, seule la nuit m'apporte les réponses.
Pourquoi avoir choisi de situer l'histoire de votre polar aux Etats-Unis, la couleur locale des US vous paraît-elle plus propice aux thrillers ?TRONG> Oui… j'ai envie de rajouter que leur "pays" est un formidable réservoir d'abrutis. L'actu parle pour moi. Et l'organisation de leur système est plus facile pour écrire un polar. En France un légiste n'a pas grand-chose à dire en dehors de son rapport d'autopsie… hélas. De plus, c'est un juge qui dirige une enquête. Les flics ne font que suivre les instructions du parquet. Trop compliqué à gérer pour moi. Donc de déplacer l'action.
"Le moine blanc" est un thriller complexe et violent, où se mêlent des scènes de cannibalisme, de mutilations, de viols, et de castrations… Quels lectures / évènements vous ont inspiré ce roman ?TRONG> Mon passé de journaliste, où les faits divers que l'on croise sont ahurissants. Mais là encore, j'essaie de ne pas m'imprégner d'untel ou d'un autre, pour garder une plume propre… Rester fidèle à ce que j'ai pu croiser sur le terrain, même si "toute ressemblance avec des personnages ayants existé ne serait que pure coïncidence". Bref la vie reste mon fil conducteur.
De fait la réalité dépasse souvent l'imagination en horreur. Ainsi vous avez choisi de retranscrire dans votre polar, des scènes de réelles autopsies, comment les avez-vous recueillies ?TRONG> En travaillant quelques temps comme assistant de légiste. En France et ailleurs. En France cependant c'est un brin compliqué, puisqu'il faut montrer patte blanche… surtout sur une autopsie criminelle… soit on est médecin, soit on passe son chemin… Reste alors la bienveillance de quelques légistes qui comprennent, et vous transforme en collaborateur… c'est une question de confiance. De mon côté j'opère en mode "silencieux comme une tombe". Pas question de divulguer des éléments d'enquête, ni de se servir d'ensemble de situation. Il faut alors se cantonner à la stricte observation du geste du chirurgien. Avec le temps, certains ont continué de faire appel à mes services en tant qu'assistant… et de collaborer régulièrement avec eux. Les mains dedans quoi…
Imaginez-vous un instant qu'une affaire similaire à celle du "Moine blanc" puisse réellement se produire ?TRONG> En fait il existe bien pire… d'ailleurs j'y travaille. Mais ce n'est encore qu'un projet. J'attends juste de "digérer" l'horreur du truc. De le remodeler, pour le mettre à la sauce française. Mais d'avouer quelques cauchemars en pensant à cette affaire. Du coup pour contre balancer cette vilaine chose, je travaille aussi sur un roman plus doux, plus léger, presque ésotérique. Carrément ésotérique…
Vous avez reçu le prix de la ville de Vérone pour un "courier" : Cara Jiullieta. Parlez-nous de ce texte…TRONG> Le concours portait sur une lettre d'amour… 27 pays en lice, 3500 concurrents, et que la plus belle lettre gagne. Au bout du compte, un prix en argent, un séjour à Vérone de 8 jours et les honneurs de la presse et des télés locales et nationales. C'était en 2000 et d'avouer un certain sourire à l'évocation de ce moment.
Pourquoi avez-vous choisi de publier vos textes chez Manuscrit.com ? TRONG>L'alliance du traditionnel et du moderne. A suivre…
Quels sont vos projets ?TRONG> A part écrire et voyager ? Trouver une piste pour adapter un polar au ciné, changer de métier, et que sais je ? La vie est une surprise au quotidien, alors qui vivra verra… Sinon rester debout me semble une idée à creuser. Dans tous les sens du terme.
Propos recueillis par Elodie Charbonnier, mars 2004. Copyright Le Manuscrit 2004.