Nathalie Michau a mené l'enquête de son thriller familial au coeur de la vallée de Chevreuse entre Montigny-le-Bretonneux et Saint Quentin-en-Yvelines. Invitée des librairies du Pavé au Prisme d'Elancourt, elle nous explique comment on devient auteur dans sa ville… Un extraitTRONG> Commander ce livreTRONG> TRONG>
Pouvez vous vous présenter ?TRONG> Je suis née en 1969 et j'ai toujours vécu dans les environs de la vallée de Chevreuse. Dès que j'ai été en âge de lire, j'ai dévoré, parfois même en cachette, tous les romans qui me tombaient sous la main. Aujourd'hui, je lis beaucoup d'auteurs de thrillers anglo-saxons (Grisham, King, Crichton, Coben, Simmons…). J'écris depuis toute petite, l'écriture a toujours été ma passion. Elle me permet de changer d'univers et de sortir de mon quotidien rempli de chiffres. Après des écrits courts (nouvelles, poèmes….), et un premier polar, j'ai eu envie que mon deuxième livre soit un roman à suspens. L'idée des cahiers de Marguerite vient d'une discussion que j'avais eue avec ma grand-mère maternelle. Elle m'avait expliqué qu'elle était en train d'écrire sa propre histoire pour nous la transmettre. Lorsque ce livre a été fini, j'ai su que j'avais trouvé mon genre littéraire tant cette expérience m'a plu et confirmé que l'écriture était essentielle pour moi.
De quel héritage génétique et littéraire, Julie dispose-t-elle pour élucider les secrets de sa famille ? TRONG> La famille de Julie se veut rationnelle et scientifique. Son oncle est informaticien, sa grande-tante chercheuse, son cousin poursuit des études en ingénierie des matériaux et son père, mathématicien… Elle-même est traductrice d'ouvrages scientifiques, exercice qui la plonge dans des raisonnements scientifiques poussés. L'environnement familial la conduit donc à adopter une approche rationnelle, c'est une des raisons pour lesquelles Julie hésite à se confier à son cousin lorsqu'elle commence à avoir des ennuis après la découverte des cahiers de Marguerite.
La jeune fille poursuit son enquête familiale dans la vallée de Chevreuse autour des villes de Montigny-le-Bretonneux, de Guyancourt, de Trappes, de Versailles, autour de Saint Quentin en Yvelines en définitive. Quel décor géographique et historique offrent ces villes à votre intrigue ? TRONG> J'ai voulu avant tout faire partager mon attachement pour cette région où j'ai toujours vécu. La vallée de Chevreuse est un endroit proche de Paris mais tout à la fois hors du temps avec des forêts, des coins pleins de charmes qui donnent l'impression d'être en province. L'histoire de ces villes est aussi très riche et j'ai pu m'inspirer de faits réels que j'ai ensuite romancés.
Vous dédicacez votre premier roman au Festival Polar dans la ville St Quentin-en-Yvelines ? Une commune qui sait prendre soin de ses auteurs. Vous avez aussi fait l'objet de plusieurs articles dans la presse locale et tissez des liens privilégiés avec la librairie du Pavé du Canal. Comment devient-on auteur dans sa ville ?TRONG> Lorsque j'ai été publiée, j'ai réfléchi aux différents moyens de me faire connaître. Faire valoir mon statut d'ignymontaine (habitante de Montigny-le-bx) donc d'habitante de St Quentin en Y. m'a parue être une bonne approche. J'ai donc envoyé des e-mails à différentes personnes et elles ont eu la gentillesse de me répondre. C'est comme cela que j'ai obtenu des articles de le journal de ma ville, puis de la ville nouvelle et dans "Les nouvelles de Versailles". Le prochain paraîtra bientôt dans le journal de l'université de St Quentin. J'ai également rencontré plusieurs libraires. Richard Hardin (frère d'Eric Hardin), à la librairie du pavé du canal, a été le premier à parier sur l'intérêt que mon livre pourrait susciter. J'étais loin d'imaginer qu'autant de personnes allaient acheter mon roman. Grâce à lui, j'ai fait ma 1er dédicace en juin. Puis, j'ai été contactée pour animer un atelier d'écriture pour enfants afin d'écrire une nouvelle policière collective. Enfin, j'ai été invitée à participer au festival du Polar dans la Ville par le biais de deux dédicaces (le 29/01 à la Fnac de Parly 2, le 5/02 au prisme à Elancourt). Je suis donc devenue "auteur dans ma ville" petit à petit en essayant de créer des liens privilégiés avec les différentes personnes que j'ai rencontrées.
Que retrouvera-t-on dans vos armoires ?TRONG> Si l'on saute plusieurs générations, je souhaite qu'on y retrouve mes livres, mais aussi une revue de presse retraçant mon parcours d'écrivain, et tout ce que je n'aurai jamais voulu publier, un album de photos, ma correspondance, mes journaux intimes… En ce qui concerne le support que je privilégie, c'est évidemment le livre car son contenu m'appartient totalement. Un film illustrerait aussi la sensibilité du réalisateur, des acteurs, du metteur en scène… Ce serait une oeuvre collective. On est souvent déçu par les adaptations des livres à l'écran. L'écriture permet de susciter chez le lecteur une part d'imaginaire qui ne correspond pas forcément aux choix d'un réalisateur.
Quels sont vos projets ?TRONG> Je travaille actuellement à un nouveau livre, il s'agit également d'un roman à suspens. Cette fois-ci, l'histoire tournera autour d'une société de recherche sur les OGM dont les directeurs successifs semblent faire l'objet d'une étrange malédiction. L'intrigue mêlera passé et présent, malversations et meurtres, mensonges et tromperie, avec comme mobile des enjeux financiers considérables… J'espère que vous pourrez le lire bientôt…
Propos recueillis par Audrey Cluzel et Amélie Flet, janvier 2005.TRONG> Copyright Le Manuscrit 2005.TRONG>