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Fiche Livre
Les chiens dans les Noces de Cana
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Gilles Vervisch
 
Présentation
Un homme qui se dit mort raconte son histoire à un lecteur qu'il semble connaître. Tout a commencé, pour lui, sur une route du sud de la France, en compagnie d'une certaine Marina. Après avoir découvert une pellicule photographique, il décide de partir à la recherche de l'inconnu qui apparaît sur les mystérieux clichés. Ses voyages le mènent de New York à Bruges, où il découvre une étrange guilde d'arbalétriers et son vénérable doyen chef, Anthelme, qui semble détenir de nombreux secrets. S'agit-il d'une secte hérétique ou encore, d'une confrérie d'alchimistes? Pourquoi et comment celui qui raconte son histoire a-t-il trouvé la mort en ce lieu?
Extrait du livre
Je suis mort à cause d'une pellicule de 200 ASA au grain médiocre, tombée au milieu des graviers sur une petite route face à la Baie des Anges. Je vais mourir dans cette cave humide dont j'ai cherché l'entrée si longtemps, et rien ni personne ne pourra me sauver. J'aurais préféré ne jamais la découvrir, finalement. Mais il est trop tard. Trop tard pour moi, trop tard pour toi aussi. Si tu lis ces lignes, c'est que tu as trouvé la même chose que moi et le moment venu, je te révèlerai qui tu es. Je roulais sur la Nationale 7, entre Eze et Villefranche-sur-mer. Marina était belle et ne pensait qu'à moi. Je me souviens avoir tourné à gauche, là où brusquement, le virage offrait une vue de la baie. C'est la lumière orangée de l'horizon qui m'a d'abord attiré. Sans même regarder si quelqu'un nous suivait, j'ai arrêté la voiture et demandé à Marina de descendre. Nous avons marché le long du petit muret qui séparait la route de la pente et j'ai posé l'appareil. J'ai conservé la photo prise ce jour-là : Marina sourit difficilement, éblouie par un soleil matinal éclairant derrière nous, au loin, la pointe escarpée de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Marina est brune, en tout cas, elle l'était. C'est une singulière beauté andalouse au regard intense, chaud et sévère, auquel j'ai succombé dès la première rencontre. Je l'aime. En tout cas, c'est l'impression que donne cette photographie. Je ne sais plus. Je me sens très mal, déjà, et ma mémoire m'abandonne un peu. Mais si je n'ai pas le temps de te révéler tout ce que tu dois savoir - ou même, si tu ne lis jamais ces lignes - personne ne me retrouvera. Je serais mort pour rien, et n'aurais vécu pour personne. Je prie donc le Seigneur, qu'il m'accorde Sa Miséricorde, et fasse qu'une telle chose n'arrive pas. C'est au moment de regagner la voiture que j'ai remarqué quelque chose par terre, au pied du muret, qui brillait un peu. J'ai failli passer devant sans le voir - double-take -, et puis je me suis approché. C'était un rouleau de pellicule photo. Je l'ai ramassé et nous sommes partis rejoindre les parents de Marina dans leur villa d'Aix-en-Provence, chemin de la Pierre de Feu. Pendant la route, je lui ai montré ce que j'avais trouvé. La pellicule n'était pas vierge ; elle avait servi, mais on l'avait oubliée là avant même de l'avoir développée. Ou plutôt, on l'avait déposée. Elle était si visible que je ne l'avais sans doute pas découverte par hasard. On l'avait laissée là, pour nous. – A ton avis, qu'est-ce qu'elles cachent ces photos? Marina était aussi intriguée que moi. Elle me parlait tout en examinant l'objet qu'elle tenait à présent dans la main, et semblait très excitée. Elle imaginait que le film cachait un secret et qu'il révélait une vérité dérangeante dont nous ignorions encore le contenu. Peut-être verrait-on apparaître la lueur blanche d'un fantôme ou le visage d'un mort. Peut-être. C'est en tout cas ce que Marina tentait de m'expliquer, mais je n'étais pas convaincu. Elle me répondit par une moue, à la fois boudeuse et dubitative qu'elle soulignait toujours pour me faire comprendre que je l'énervais, sans me le montrer. Mais moi, quand je voyais cette bouche, j'avais envie de l'embrasser.
Les avis des lecteurs
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13.06.2009
Bon début, dommage que l'on repère un peu trop la volonté de faire accrocher le lecteur. Mon expérience en lecture m'a laisser conclure que plus l'auteur écrivait pour le lecteur, moins ce dernier accrochait. Plus l'auteur écrivait pour lui même, plus le lecteur appréciait Joli texte quand-même.
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