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Fiche Livre
Les cigognes et le pigeon.
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Ali Mebtouche
 
Présentation
Si des histoires romantiques ou autres se passent toujours dans les hautes sphères de l'administration, et si les héros sont souvent des membres de professions libérales, des journalistes, des artistes…, en voici une qui se passe dans le monde du travail ouvrier. Un récit passionnant plein d'intrigues dignes d'un polar : complots organisés par un cerveau machiavélique, hommes de mains, traîtres, …A travers cette histoire romantique et très originale, l'auteur offre en même temps une véritable immersion dans l'univers du travail ouvrier. Il décrit la situation de son héros, qui garde un relief saisissant au milieu d'un environnement nuisible…
Extrait du livre
Ce n'était pas un atelier de soudure, mais une véritable fonderie ! Environ soixante-dix postes à souder dégageaient une fumée qui sentait le zinc, et qui circulait dans l'air comme un épais brouillard matinal recouvrant une ville un matin d'hiver. Des soudeurs travaillaient à quatre, voire à cinq, agglutinés sur un seul châssis. Pour se protéger des coups d'arc et des étincelles projetées par les postes de soudure ainsi que des meuleuses qui produisaient un bruit d'enfer, ils se tournaient le dos mutuellement et bardaient leurs oreilles de boules Quiès.D'autres étaient seuls à un poste pour assembler des éléments de carrosserie sur une table. Faute de hottes aspirantes, les soudeurs se mettaient à l'abri de la fumée en portant sur le nez des filtres en forme de « nez de cochon ». D'autres préféraient s'exposer directement à la fumée puante plutôt que de s'étouffer davantage avec ce filtre insupportable, surtout pendant la chaleur de l'été. Parmi les soudeurs qui exécutaient ce travail de bagnard, se trouvaient beaucoup d'étrangers, dont une bonne partie était constituée par des immigrés d'Afrique du Nord, Algériens, Marocains et Tunisiens. On pouvait aussi ajouter des ouvriers originaires d'Outre-Mer.Parmi les soudeurs nord-africains, beaucoup ne savaient ni lire ni écrire le français, mais néanmoins, ils faisaient le même travail que ceux qui disposaient d'un CAP... Leur hiérarchie, souvent sans diplôme, à cette époque-là, ne faisait guère de distinction entre les ouvriers sachant lire et écrire et ceux qui étaient analphabètes, particulièrement pour la population originaire d'Afrique du Nord ! La majorité du personnel d'encadrement voyait du même œil tous ces ouvriers.Pour le personnel d'encadrement, tous ceux qui portaient une veste de soudure et un tablier appartenaient à la même catégorie. La hiérarchie en profitait, par la même occasion, pour exploiter les jeunes embauchés, et ces derniers, payés simplement au Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti) occupaient des postes de soudure très pénibles et ignoraient complètement leurs droits.Avec l'arrivée de Mernis et de Christian, cela faisait en tout sept soudeurs à venir travailler par ici. Quand le chef du secteur, aux airs de vieux renard, des dossiers sous le bras, arriva devant la porte de son bureau il trouva les deux ouvriers debout, l'attendant avec anxiété, en compagnie de leur chef. Avant même de les faire entrer dans son local pour une entrevue, il leur déclara : « Voilà ! Si j'ai accepté de vous embaucher ici, c'est que pour le moment j'ai un peu de travail pour l'Australie ». Dans la foulée, et pour les influencer et les inciter à accepter le premier poste proposé, leur contremaître et négociateur, les prévint : « Comme vous le savez, vous avez le droit de refuser jusqu'à deux postes. Si ça ne vous plaît pas, il faut le dire tout de suite, je vous proposerai un autre secteur. » Après un échange de regards avec son collègue, Christian répondit : « Oui ! Nous allons essayer,… puisque vous nous mettez le couteau sous la gorge ! »Comme les deux ouvriers craignaient que le prochain poste proposé ne soit encore plus dur, ils acceptèrent d'être mutés dans ce Centre…Finalement, Mernis avait été affecté à un poste disposé sur une table. Il devait travailler en équipe avec un de ses collègues nommé Amar.
Les avis des lecteurs
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27.07.2009
Je trouve le résumé captivant. Le livre devrait être attachant surtout par rapport aux hommes qui ont fait l'histoire du prolétariat français. Je le lirais avec plaisir.
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