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Un air de printemps à Pékin
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Marie-France Lacroix-Fournier
 
Présentation
Deux voyages en Chine, déjà… Que de surprises, d’émerveillements et d’énervements pour un Occidental ! Du Pékin millénaire au Beijing ultramoderne, cette métropole en mutation qui ne renie pas son passé, Michel et Marie-France découvrent le grand écart fascinant que font les Chinois entre traditions culturelles et développement économique. Au hasard des rencontres, de la gastronomie, des flâneries dans les artères commerçantes modernes, et des visites de lieux légendaires, se dévoile un peu du mystère de la Chine et des Chinois, ces « latins » de l’Asie, curieux, gais, ouverts, accueillants, et toujours étonnants.
Extrait du livre
La Grande Muraille de Chine à la Passe de Juyong Au premier niveau, […] une fanfare s'entraîne. Elle doit attendre quelques officiels, car nous voyons défiler sous notre nez de nombreux petits plats appétissants de buffet. Mais le devoir nous attend, (de plus personne ne nous a invités !) et nous nous lançons à l'assaut des remparts... Dès le début, nous comprenons que la tâche sera rude : les marches sont de hauteur irrégulière, pour éviter aux gardes de s'endormir tout debout en les parcourant, et l'on a parfois du mal à se frayer un chemin au milieu de gens joyeux mais indisciplinés, qui ne respectent pas les sens de montée-descente et se bousculent avec entrain ! Des policiers essayent vainement de canaliser les files à coup de porte-voix, sans aucun succès : ils ne font peur à personne. La montée est encore plus difficile lorsque le passage se rétrécit. En effet, certainement pour bloquer l'ennemi, la largeur de la voie passe parfois à une file dans chaque sens, occasionnant de nombreux encombrements... Et pourtant, théoriquement, la muraille, haute de 6 à 18 m suivant les endroits, est sensée mesurer 6,5 m à la base et 5,5 au sommet : où sont les 3 m qui manquent ? Tant pis, on fait comme tout le monde et on fonce, et on force, en clamant en français « allez, allez, on y oua ! » - nos amis Chinois ont beaucoup de mal à prononcer les « V » - ce qui fait rire notre entourage et nous permet de nous faufiler... Au fur et à mesure de la montée, le ciel s'est éclairci : nous avons dépassé la hauteur de la pollution venue de la capitale. Cela nous permet de mieux jouir du paysage et de réaliser d'impressionnantes photos. Nous arrivons au 2e fortin. Il y a toujours autant de monde... Nous le visitons au milieu des gens qui se reposent, boivent, mangent et rient... […] Nous repartons et arrivons vaillamment au 3e niveau : une tourterelle, fatiguée ou intriguée, vient nous rendre visite. A quelques mètres de là, un petit sentier descend vers la droite : là, un bâtiment grave aux courageux grimpeurs une plaque en cuivre attestant leur vaillance ! Partis sur notre lancée, nous le demanderons à la descente... Les tours que nous avons traversées ont trois étages. Le premier s'ouvre sur une plate-forme sur 3 côtés du bâtiment, le deuxième est fermé par deux portes en bois et percé de meurtrières pour tirer à l'arc, et le troisième étage se termine par des créneaux, derrière lesquels nous nous réfugions pour nous reposer et boire un peu... Chaleur et fatigue, mais nous décidons néanmoins de continuer. La foule s'est bien raréfiée, le ciel est devenu très bleu, quelques jeunes nous dépassent même en courant ! Nous arrivons au 4e niveau, soit quelques 4 500 marches gravies (l'un des nôtres, un vaillant Savoyard auquel aucune ascension ne résiste, les a comptées...). Lorsque je m'assieds un peu pour reprendre mon souffle, une bande d'étudiants rigolards m'aborde en anglais. Ils me demandent s'ils peuvent se faire photographier à côté de moi : comme je suis la seule blonde à la ronde, je poserai successivement avec chacun, immortalisée dans toute la Chine grâce aux appareils numériques... La descente s'avère plus difficile et plus lente que la montée. Dès que nous rejoignons le 3e fortin, la foule se redensifie : on voit bien, en bas, que les visiteurs continuent à affluer. De plus, il faut compter avec le vert
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