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La montagne de Dieu
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Alexandre Thomas
Présentation
Le jour se lève sur la planète Terre, comme d'habitude. Soudain, des ténèbres provoquent une gigantesque pagaille sur la surface du globe. Pluies de grêle, orages violents, tremblements de terre en série et phénomènes paranormaux se multiplient. Les terriens sont attaqués par un étrange ennemi. En très peu de temps, tout bascule dans l'horreur et la terreur. La Montagne de Dieu, c'est comme un conte des Mille et une nuits. Il faut le lire pour y croire. Cet épisode, qui constitue la suite de Magic et Tristounet, manquait absolument à l'auteur pour achever la série.
Extrait du livre
A une heure où le soleil aurait dû être au zénith, outre l'obscurité particulièrement épaisse, qui donnait déjà aux gens assez de sueurs froides et suffisamment d'angoisse, des phénomènes étranges et peu courants apparurent et semèrent autant la panique que la zizanie. Ainsi, des voix fortes vinrent du ciel, mais personne ne saisit le sens des mots, ni des paroles balbutiées comme le coassement des grenouilles. Un ouragan comparable à Katrina se leva et balaya en l'espace de quelques minutes, d'ouest en est, une partie de l'Asie du sud-est, de l'Afrique équatoriale et tropicale, de l'Europe méditerranéenne et de l'Amérique latine. Ce faisant, il emporta des maisons d'habitation, laissant des millions de morts par noyade, et des milliards d'individus sans toit et en pleine désespérance. Dans la rue, les gens entendaient des pas, mais ne croisaient personne. Soudains frappés par la rage, la plupart se mordaient entre eux comme des chiens. « MENE, MENE, TEQEL, PARSIN » Des écrits apparaissaient sur les murs et sur les panneaux publicitaires au gré des délires et des fantaisies exubérantes. Dans les chambres d'hôtel, les réveils se mettaient à sonner sans avoir été réglés, ni programmés. Les appareils électroniques vibraient sous le magnétisme ambiant. Les aiguilles des montres, complètement affolées, tournaient comme si elles n'allaient jamais s'arrêter. Des portes s'ouvraient toutes seules et se refermaient sans que personne n'entre, ni ne sorte. Un certain nombre d'objets, comme les crucifix, les balais et les chapelets, se déplaçaient bizarrement, en tournoyant autour des gens complètement effrayés. Lorsqu'on cherchait à attraper les objets mouvants, ils disparaissaient pour échapper ou se métamorphosaient immédiatement. En courant après un balai, on se retrouvait face à un méchant boa ou avec une vilaine vipère entre les mains. D'étranges personnages apparaissaient et disparaissaient des écrans de télévision et d'ordinateurs en principe éteints et non alimentés. Il n'était pas rare que des individus croisent leur propre sosie, une copie conforme fidèlement imitée, exactement comme un clone. Ainsi que dans un miroir, les gens se revoyaient comme s'ils avaient quitté leur propre corps. Toutefois, ceux qui se lançaient à la poursuite de leur clone se retrouvaient aux prises avec un squelette exhumé d'un cimetière. Dans des villages reculés où l'on pratiquait encore le spiritisme et observait des traditions païennes et superstitieuses, les cloches se déclenchaient mécaniquement et retentissaient comme un glas annonçant un décès parmi les habitants. Les morts dansaient le rock sur les tombes comme pour fêter Halloween. Ils disparaissaient à la moindre approche, laissant au sol des linceuls tachés de sang ou remplis d'asticots. Dès qu'ils apercevaient un humain, les macchabées se transformaient en ectoplasmes géants, avant de s'envoler sous des éclats de rires moqueurs et méchants, comme un essaim piaillant d'oiseaux sauvages. Dans les cités-dortoirs dominées par des tours infernales, les ascenseurs montaient et descendaient, seuls et vides dans leurs cages, alors qu'il manquait de courant sur tout le territoire.
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Domaine
Livres Fiction et Littérature
Sous-domaine
Romans et Nouvelles
Public(s)
tous publics
Nombre de pages
90
ISBN
2-7481-7674-X
EAN
9782748176742
Date de parution
24.01.2006
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