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Eclats de vie
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Jean-Pierre Onimus
 
Présentation
Les contes présentés dans ce livre sont comme des éclats de vie. L’adoption du petit coucou, l’amitié d’un pigeon, le dialogue d’un enfant et d’une coccinelle, l’orgueil d’une araignée, l’amour déplacé d’un renard, le défi du mouton ange gardien, la légèreté de la vie face à un cataclysme naturel, le rossignol prince de l’Alhambra, les thèmes ne manquent pas pour nous faire regarder la nature avec les yeux d’un enfant. On comprend mieux alors l’ermite, retiré dans la montagne, qui s’émerveille d’un petit rien, comme un simple coucher de soleil. En cherchant à réveiller nos sens embrumés, ces contes nous font sentir la beauté de la vie et aussi sa dureté. Dans cette promenade au sein de la nature, ils s’adressent aux grands comme aux petits.
Extrait du livre
– « Mais je ne suis pas une plante pour les vaches ! » s’exclama la petite graine, effarée de ce qu’elle voyait. « En plus, c’est tout plat, on ne voit pas plus loin que les brins d’herbe autour de moi, je vais mourir de chagrin et d’ennui. Et puis il fait beaucoup trop chaud, l’air est tellement lourd que je ne peux pas respirer, jamais je ne pourrai grandir. S’il te plait gentil vent, reprends-moi et cherche un joli endroit dans la montagne » Heureusement le vent était de bonne humeur ce jour là, il décida de satisfaire la petite graine. Il prit une grande inspiration et dans un souffle puissant, il la reprit en son sein et l’emporta dans la montagne. Il trouva une jolie petite clairière pleine de fleurs à la lisière d’une belle forêt de mélèzes. On entendait le tintement de l’eau qui jaillissait d’une source, on vit même une grenouille sauter en l’air à la poursuite d’une sauterelle. Le vent déposa la petite graine à côté de la source. Il ne voyait pas ce qui pourrait lui manquer dans un si charmant coin. – « Mais je ne suis pas une plante pour les moutons ! » gémit la petite graine. « Et puis cette clairière est bien trop bien abritée. Je ne connaîtrai pas le vent du nord si glacial qu’il peut faire éclater la pierre, le vent d’est qui vient avec le beau temps, le vent d’ouest qui apporte dans ses bourrasques des odeurs de l’océan, le vent du sud chargé du sable des déserts. Tu vas m’abandonner ici et je resterai perdue au milieu de fleurs que je ne connais pas. Tu sais bien que je déteste papoter. Il me faut de la solitude et de l’espace. S’il te plait gentil vent, reprends-moi et trouve un endroit où tu pourras venir me souffler tous les jours les secrets de la montagne » Le temps se dégradait vite, une dépression s’approchait par l’ouest et le vent se sentait en pleine forme. Il soufflait de toute sa force et cherchait à s’infiltrer dans le moindre recoin. Là-haut sur les sommets, il jouait à faire mugir les croix et les cairns qui marquent la fin de la montée. Dans la forêt, les mélèzes s’agitaient comme des fous et en profitaient pour se débarrasser des vieilles branches dont ils n’avaient plus utilité. Alors le vent, amusé, écouta encore la petite graine. Cette fois-ci il choisit une belle pente herbeuse, bien au-dessus des mélèzes. Les moutons ne venaient pas là, il le savait, et la petite graine serait tranquille. Il la déposa juste à côté d’une belle fleur de montagne. – « Mais ce n’est pas possible, tu ne vas pas me laisser à côté de ce méchant edelweiss ! » s’écria la petite graine. « Je ne supporte pas cette fleur, ça se veut belle avec des pétales veloutés qu’on a envie de caresser, mais ça n’a aucune odeur ! Je ne vais pas passer ma vie à côté d’une fleur qui n’est même pas capable de concocter un parfum ! S’il te plait gentil vent, reprends-moi. Je voudrais un endroit dans la montagne où il n’y ait que des cailloux. J’aime la solitude et je sais qu’on ne la trouve que dans un décor austère où il semble folie de vouloir planter des fleurs. S’il te plait gentil vent, aide-moi, encore une fois » Le vent était vraiment, aujourd’hui, de bonne composition. Il se laissa encore fléchir et repris la petite graine dans une énorme bourrasque qu’il maîtrisa avec peine. La bourrasque porta la petite graine tout en haut dans la montagne, là où l’herbe disparaît et la roche domine.
Les avis des lecteurs
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11.06.2009
Bonsoir Jean-Pierre Animus Ravie de vous lire , vous qui faites si bien parler Dame Nature ...Quel régal est ce texte , merci à vous ! Nadjet Djellali
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