Editeur de livres
Connexion
|
S'inscrire
1ère visite
Proposez votre manuscrit
Adhérez à un club
Abonnez vous à la lettre d'info
Edito
Lire l'édito du 28.12.2009
Les Clubs le Manuscrit
Les Clubs
le Manuscrit
Fil d'actualité
Manuscrit TV
Vidéos du Jour
Auteurs
Devenez auteur
Proposez votre manuscrit
Paroles d'auteurs
Actualité
Auteurs
Librairie
Manuscrit-Réseaux
Diffusion
Partenaires
Librairie
Fiche Livre
Science de la Ban-lieue
Ajouter ce livre à mes favoris
Pierre Franklin Tavares
Présentation
La Science de la Ban-lieue est un essai, qui se compose de quatre parties principales. Les trois premières répondent à une question centrale de type socratique : qu'est-ce que la ban-lieue ? La réponse : un signe, au sens linguistique du terme. Ainsi, la linguistique générale fournit-elle ici un modèle, le signe, c'est-à-dire un triptyque composé d'un signifiant (son), un signifié (concept) et un référé (réalité), par lequel sont méthodiquement ordonnés tous les faits constitutifs de la ban-lieue. La dernière partie touche aux réformes nécessaires. L'essai prend appui dans la langue française, développe une herméneutique et met à profit ses immenses ressources étymologiques et lexicales, pour tenter de cerner l'épure de la ban-lieue.
Extrait du livre
Dans l'histoire universelle moderne, le fait est unique. En France seule, et nulle part ailleurs, au cœur d'une crise qui croît comme inéluctable et irréversible, la ban-lieue, cette ultime hoirie du Moyen-Âge, est en phase d'accomplissement. […] En réalité, la crise de la ban-lieue revêt et déploie deux dimensions majeures. En premier lieu, au plan historique, elle est la formidable distorsion que le troisième « moment » du signe - le référé - impose à la cohésion nationale. En deuxième lieu, au plan pratique et cognitif, elle consiste en l'incapacité des pouvoirs publics à élaborer de projets urbains de sortie de crise, mais également dans la défaillance théorique de la communauté des sciences sociales et morales à concevoir des modèles relatifs à la nature de la ban-lieue ; en l'inaptitude technique et locative des bailleurs sociaux à gérer les quartiers sensibles, et dans l'utopisme apathique des travailleurs sociaux. Aucun de ces quatre corps n'a pu encore s'élever à la saisie de la nature et de totalité du signe. Dans le prolongement de cette double observation, le second point capital est celui du sens de la crise. Or, le sens est le côté et le mode par lequel un phénomène progresse de façon nécessaire. Mais le sens est aussi télos ou finalité. Selon Hegel : « L'histoire avance toujours par le mauvais côté ». Pour la ban-lieue, ce « mauvais côté » est la crise. Et la ban-lieue - dernier héritage du Moyen Âge qui demeure la grande question irrésolue de la Révolution Française - avance inéluctablement vers le post-ban. Sous ce rapport, elle n'est pas seulement l'ordalie de la République. Elle est ce qui engage la France tout entière dans le sillage et l'horizon qui sans cesse sont le sien : l'extension de la République universelle. […] Au reste, à y prêter véritable attention, qu'appelle-t-on l'essence des choses, sinon cela même qui est ban-al, c'est-à-dire cela qui est commun ou le plus commun à toutes les choses ou les classes d'êtres ? Ainsi, l'Être lui-même entretient-il une parenté profonde voire une identité avec le banal. La notion et la loi de la gravité universelle établies par Newton en sont un parfait exemple, pour expliquer le mouvement des corps terrestres et célestes. Et n'est-ce pas banalement, assis sous un pommier, qu'il en eût l'intuition ? Par ailleurs, à considérer de près la possibilité même de la pensée pensante, il n'est nullement erroné de dire que sans le ban-al, ou la ban-alité, eut-il été possible d'établir une catégoriologie, toute ontologie ou science exacte ? Le ban-al n'est-il pas l'être lui-même qui, en toutes choses, est ou n'est pas, ou n'est pas assez ? N'est-il pas l'élément unique et à la fois le plus général de tout étant ? C'est bien parce qu'il est banal que l'être est unique. Car le banal est « lien ». En réalité, toute l'histoire de la philosophie n'aura consisté qu'en la recherche du ban-al, cette essence cachée en toute chose. Et c'est justement parce que nous ne pensons pas ban-alement que nous recherchons autre chose ; et qu'il y a affaissement de l'être et des valeurs. Ainsi, pour qui l'entend en propre, c'est-à-dire non plus à partir de ce que nous appellerons ici le paradoxe de Arendt, ban-alisation signifie ce qui entre (est intro-duit) dans le « ban » sous la modalité d'un proto-kollon (proto-cole : premier collage, collage originaire)
Les avis des lecteurs
Donnez votre avis
Livre papier
25,9 €
Livre Numérique (pdf)
7,9 €
Commander
Domaine
Livres Essais et documents
Sous-domaine
Public(s)
tout public
Nombre de pages
359
ISBN
2-7481-6870-4
EAN
9782748168709
Date de parution
05.11.2005
Meilleures ventes en librairie
A la vie !
par
Katy Hazan et Eric Ghozlan
Vivre et survivre dans le Marais
par
Jean-Pierre Azéma
Electricité, naissance d'une communauté
par
Confrontations Europe André Ferron
ACHETER UN LIVRE
Livres Art et culture
Livres couples et famille
Livres Documents Espace Monde
Livres en langues étrangères
Livres Essais et documents
Livres Fiction et Littérature
Livres Monde du travail
Livres Planète Littérature
Livres Pratiques et Loisirs
Livres Romans sur exil
Recherche et Université
Nos collections
Nos diffuseurs
Devenez diffuseur
Nos partenaires
Devenez partenaire
Les larmes invisibles
envoyé par
Lemanuscrit
. -
Films courts et animations.
finaliste prix du premier roman 2008 éditions le Manuscrit
Uploaded by
manuscrittv
éditeur, publier un livre, éditer un livre, éditions en ligne, éditeur en ligne, se faire publier, se faire éditer, publier son livre
Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par