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L'Insule paraguayenne
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Eric Courthès
 
Présentation
Nous avons lu avec Augusto Roa Bastos quelques passages de l’étude approfondie d’Eric Courthès sur le Paraguay et nous avons dû admettre que nous méconnaissions quelques données sur le territoire où nous vivons...Ce travail de recherche s’avérera fort utile comme élément de consultation à l’heure de savoir quel espace nous étudierons dans l’avenir. Eric Courthès a réussi de façon méthodique à résumer tous les éléments pour la compréhension structurelle d'un monde complètement hermétique à l’étranger. Loin de la carte postale, Courthès armé de son scalpel est au cœur même du problème et il finit par résumer l’ensemble de ses conclusions :« Toute île, qu’elle soit géographique ou sociale, se prête aux excès de l’utopie et du pouvoir ». L’histoire funeste de ce pays le démontre largement.
Extrait du livre
I) EXERGUESA Náhual le double-tigre sur son îleA Elixène la muse du Conte de LisleA Roxana la Ñusta, d’Inti la fille« Tout homme porte en lui une île, une île dont le profil change selon la fantaisie de ses rêves, comme un nuage se déforme au gré du vent. Image du refuge, ou espoir de dépaysement, l’île peut être encore promesse d’aventure, ou pari sur l’inaccessible. », Yves La Prairie, préface de L’Ile de Pâques, Journal d’un aspirant de La Flore, Pierre Loti, Paris, Editions Pierre-Olivier Combelles, 1988, (1877), p.7.« J’ai toujours eu la sensation que le temps au Paraguay est immobile, le temps de la fixité, le temps pétrifié, sec, vide, fossile. Et ce qui bouge dans cette île entourée de terres, ce sont les gens en permanentes pérégrinations, en exodes interminables. », Augusto Roa Bastos, El Fiscal, Buenos Aires, Editorial Sudamericana, 1993, p. 66, la traduction est de l’auteur.« Le pays rêvé peut seulement se construire sur une place transformée en île de l’Utopie pendant six jours ? Pouvons-nous seulement nous unir face à un ennemi commun et alors faire de grandes choses. Sommes-nous incapables d’aller un peu plus loin ? Sommes-nous condamner à caresser le paradis avec la pointe des doigts, pour retomber ensuite dans l’infortune ? », Andrés Colman Gutiérrez, El país en una plaza, Asunción, Editorial El Lector, 2004, quatrième de couverture, traduction de l’auteur.« Le Paraguay n’est pas un pays, c’est une obsession. » Juan Carlos Herken, dans Le Paraguay au XXème siècle, naissance d’une démocratie, Renée Frégosi, Paris, L’ Harmattan, 1997, p.7« Le Paraguay est une terre entourée de terres, un pays méditerranéen, au sens étymologique du terme. Lieu de passage et de transit, carrefour des chemins depuis l’origine, le Paraguay est cependant une île d’où l’on s’arrache dans l’exil, où l’on aborde en Robinson,, où l’on vit isolé. », ibid., p. 18VIID) Les Insules indigènes Le nombre d’indigènes purs, vivant en communautés séparées, non intégrées à la société paraguayenne, était estimé entre 62.000 et 77.000 selon les sources, dans les années 90 . Ce qui représentait moins de 1,5 % de la population paraguayenne, cela semble à la fois très peu, si l’on compare au nombre impressionnant d’indigènes à l’époque de la Conquête, (deux millions selon Pierre Clastres), et même au début du siècle quand le Chaco était encore Terra incognita, et beaucoup en même temps, si l’on compare aux nombres d’ethnies ayant survécu au génocide argentin, dont le territoire est à peu près huit fois plus grand que celui du Paraguay, ou encore avec le Matto Grosso au Brésil, où l’ethnocide fut quasi total… Pour la première fois depuis le début de notre étude, on constate que ces communautés, représentant dix sept ethnies différentes , n’ont pas choisi leur isolement, on les a contraint la plupart du temps à occuper des réserves, correspondant à une infime partie de leur territoire originel, ou pire on les a tout simplement déplacées, pour assurer l’exploitation pétrolifère ou celle du tanin, ou plus couramment pour agrandir une hacienda, même s’il est vrai qu’au départ la plupart ont cherché à fuir la présence espagnole.Ces communautés isolées subissent des pressions permanentes de la part des propriétaires terriens, des paysans sans terre, des évangélisateurs de toutes sortes et même les groupes les plus reculés comme les Totobiesogode , n’ont pu éviter
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