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Le coq rouge
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Alain Mourgue
 
Présentation
Depuis la défaite de Jean le Bon à Maupertuis en septembre 1356, la population a le sentiment d’être abandonnée par la noblesse. Les paysans - les « Jacques - ne supportent plus d’être la proie permanente des exactions. Le lundi 28 mai 1358, une échauffourée oppose des soldats aux habitants de Saint-Leu-d’Esserent. Des châteaux commencent à brûler. Guillaume Calle, originaire du village de Mello et ancien soldat, consent à devenir le « capitaine général » de l’insurrection. Alliés aux milices bourgeoises parisiennes d’Etienne Marcel, les Jacques font trembler la noblesse qui parvient à les écraser à Nointel et à Meaux le 9 juin. Le lendemain, Guillaume Calle est exécuté. La répression est féroce.
Extrait du livre
Le coq rouge : C'est sous ce vocable quelque peu étrange que les paysans du 14éme siècle désignent le feu. A la fin du printemps de 1358, le coq rouge embrase soudainement un territoire qui couvre le sud du département actuel de l'Oise, une partie du Val d'Oise et la région de Meaux en Seine et Marne. Les flammes parviennent jusqu'en Normandie et en Champagne. Les incendies de la colère, les feux de joie puis les brasiers d'une impitoyable répression vont éclairer le ciel de Picardie et d'Ile-de-France entre le 28 mai et la fin du mois de juin. Au cours des 19éme et 20éme siècles, quelques historiens vont s'intéresser à cette révolte paysanne sans précédent par son ampleur et sa violence. Les documents sur lesquels ils s'appuient sont les chroniques de l'époque, toutes œuvres de clercs, c'est-à-dire de gens cultivés appartenant à la bourgeoisie ou au clergé. Cette appartenance sociale n'est pas neutre car tous ces chroniqueurs, connus ou anonymes, ont porté un regard globalement très négatif sur les paysans révoltés, souvent présentés comme une masse presque animale mue par des instincts de sauvagerie face à une noblesse cultivée et animée de sentiments chevaleresques. A une ou deux exceptions près, les chroniques mettent en opposition le chaos de la nature bestiale des paysans et l'ordre de la culture et de la civilisation, quasi-divin, qu'incarne la noblesse à laquelle tous ces écrits sont destinés. Jacques Bonhomme, tel est le sobriquet qu'attribuent par dérision les nobles aux paysans, n'a compté personne dans ses rangs pour écrire son histoire et tenter d'apporter une explication rationnelle à sa révolte, très vite appelée « Jacquerie ». C'est donc en comparant les chroniques entre-elles, en portant un regard critique sur la personnalité des auteurs, leurs motivations et le contexte social et politique dans lequel ils ont réalisé leur travail, que les historiens modernes ont formulé un certain nombre d'hypothèses pour comprendre et expliquer ce que fut la Grande Jacquerie de 1358. Nous appuyant sur ces sources et ces études, sans omettre les interrogations restées sans réponse faute de témoignages précis et fiables, nous allons tenter, en ce bref essai, d'approcher ces « Jacques » qui ont causé une si grande frayeur aux seigneurs et à leurs familles et d'esquisser un portrait, même sommaire, de leur principal chef, Guillaume Calle. Il importe, avant de dérouler le fil des événements et d'évoquer les principaux acteurs de cette tragédie, de replacer cette révolte dans le contexte historique du royaume de France en cette deuxième moitié du 14éme siècle. La Grande Jacquerie de 1358 s'inscrit dans une période particulièrement troublée de l'histoire de France, plus connue sous l'appellation de « Guerre de cent ans » au cours de laquelle l'épisode dramatique de la grande épidémie de peste de 1348 causa des pertes humaines immenses. C'est une époque violente où l'insécurité règne en tous lieux et tous moments. Dans son ouvrage consacré à l'histoire du climat, l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie écrit : « …la guerre, le brigandage, l'énorme vague de criminalité et de gangstérisme qui déferle sur la France, au temps des guerres de Cent ans, une vague par rapport à laquelle le Chicago des années 1920 fait figure d'un havre de paix
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