éditeur
Editeur de livres
             publier un livre, éditer un livre, éditions en ligne, éditeur en ligne, se faire publier, se faire éditer, comment éditer - publier son livre
Librairie
Fiche Livre
Camille bergère
Ajouter ce livre à mes favoris
 
Jean-Pierre Onimus
 
Présentation
Camille est une belle jeune fille. Elle décide de revoir le vallon d'alpage de son enfance en devenant bergère pour un été. Dans la solitude de la montagne, elle retrouve les rêves et les joies de la petite fille qu'elle a été. La nature, qui vit autour d'elle, lui fait découvrir son corps adolescent. L'arrivée d'un jeune alpiniste, Alatiel, bouscule une solitude qui commençait à lui peser. Un merveilleux amour naît et grandit jusqu'à la communion finale. Mais le berger voisin va interrompre ce bonheur en violant Camille. La jalousie d'Alatiel entraîne la rupture du couple. Il faudra un enfant et du temps pour que le couple puisse se reformer. Camille et Alatiel se retrouvent dans le vallon d'alpage avec la complicité d'un loup.
Extrait du livre
Les patous regardèrent leur jolie bergère descendre vers la cabane avec envie. Ils avaient sans doute deviné ce qu’elle voulait faire et ils l’auraient bien accompagnée, mais ils avaient le sens du devoir et ils restèrent, bien sages, à garder les moutons. Camille arriva vite au lac. Elle ne prit même pas la peine de passer par la cabane pour prendre un maillot de bain. Il lui semblait que la sauvagerie du lieu exigeait la simplicité et qu’il fallait qu’elle se présente sans artifice pour être acceptée par le lac des Mille Couleurs. Elle se déshabilla à côté de la source, là où la petite fille avait coutume de discuter avec Anourelle, la reine des grenouilles. Toute nue, elle se dressa et s’étira debout sur la pointe des pieds, baignée par le soleil, comme pour se préparer à un sacrifice. Elle promena ses mains sur son corps et caressa ses seins que la sensation fit durcir : elle savait qu’elle avait un beau corps, un corps adorablement dessiné, et elle se sentait bien dedans. Enfin elle entra doucement dans l’eau froide du lac. Elle dérangea trois grenouilles, qui se poussèrent un peu pour lui faire de la place, et elle finit par piquer une tête dans le lac. Elle fit quelques brasses. L’eau froide caressait sa peau et elle avait l’impression de sentir le froid qui entrait partout dans son corps. C’était comme une communion avec le lac. Le lac des Mille Couleurs l’accueillait parce-qu’elle avait su venir à lui toute nue, sauvage et belle. Quand elle sortit du lac, ruisselante d’eau fraîche, une vie nouvelle coulait dans ses veines, comme si ce bain avait exalté son désir de pureté. La beauté sauvage de la montagne l’enivrait et elle offrait son corps à la nature qui l’entourait. Elle se sentait choyée par cette nature, comme si elle était un objet merveilleux et unique, et l’offrande de son corps participait à cette exaltation. Elle était à l’aube de sa vie et elle sentait que tout était possible, tout pouvait être conquis. Elle s’installa sur une grande pierre plate, bien au soleil, pour sécher. Les bras en croix, les jambes un peu écartées, elle sentait le soleil qui la pénétrait comme si, après l’eau, les rayons du soleil voulaient aussi s’emparer de ce corps. Dans le ciel, un aigle planait en faisant des ronds. Un magnifique aigle royal avec des ailes immenses. Peut-être était-ce Kamir. Elle se rappelait bien l’aiglon que la petite fille avait sauvé quand il était tombé du nid. Avec ses yeux perçants, il devait la voir de là-haut, toute nue, couchée sur le rocher, mais cela ne la dérangeait pas. Elle offrait sa beauté à la nature, comme si elle voulait participer à sa magnificence. Kamir se rapprochait petit à petit en perdant de l’altitude. Des marmottes, qui étaient venues assister aux ébats de Camille, préférèrent déguerpir et rejoindre quelques trous de secours. Pourtant on n’entendit pas le sifflement d’alarme habituel, comme s’il y avait une sorte de connivence entre l’aigle et les marmottes. Camille regardait l’aigle descendre. Il faisait des ronds de plus en plus serrés, centrés sur elle, mais elle ne bougeait pas. Elle restait offerte, les bras en croix, les jambes légèrement écartées, comme soumise à une force qui la dépassait. Un désir cosmique emplissait son corps. Elle aurait voulu toucher l’infini, être totale, être l’univers entier.
Les avis des lecteurs
Donnez votre avis

éditeur, publier un livre, éditer un livre, éditions en ligne, éditeur en ligne, se faire publier, se faire éditer, publier son livre