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Fiche Livre
Ophélie a du chien
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Joël Perino
 
Présentation
Fille, vingt ans, pas trop monstrueuse, plutôt sûre d’elle et rigolote, un brin extravertie, prête à en découdre… Ophélie est fière d’avoir trouvé son premier job de détective contre tout pronostic. Sur sa route, elle rencontre Coustal, un vieux de la vieille, content d’être à quelques jours de la retraite. Après un premier contact un peu rude, ils vont mener ensemble une enquête qui débute par Zoé, une chienne bichon havanais retrouvée morte dans des conditions étranges entre Annecy et Genève. De chien en chien ils vont découvrir un meurtrier illuminé et surtout établir une complicité improbable entre un vieux mâle bourru et une jeune biche décidée à piloter sa vie elle-même. Ophélie raconte…
Extrait du livre
Fille, vingt ans, pas trop monstrueuse, plutôt sûre d’elle et rigolote, un brin extravertie, prête à en découdre… Au cabinet Vigny Frères, ils m’attendaient au tournant. J’ai négocié le job sur les chapeaux de roues et je suis hyper fière de l’avoir dégotté. (…) Je ne suis pas une fille velléitaire, je suis une femme de tête. Il n’y a guère que les murs qui peuvent en venir à bout, de ma tête, et ça, je l’ai prouvé : Dans le parcours du combattant, ce sont les moëllons qui m’ont arrêtée net : une plaie, cinq bosses, trois semaines d’hosto. Les copains de l’école de détective se marrent encore. « Ophélie, faut pas lui résister, à moins d’être une pierre de taille. » Vigny Frères, une grosse agence, la plus grosse de Haute-Savoie et même plus. (…) Que je sois sortie première de ma promo, ça ne l’avait pas impressionné une seconde, le vieux schnock. Il voulait des poils sur le torse, des réactions à la testostérone. Tout ça pour un minable boulot d’enquêteur… mais pas d’enquêteuse. Avec le patron, ça s’est mieux passé. Jeune, la trentaine, séduisant. Il m’a tout de suite attaquée au charme. J’en ai profité pour lui dire ce que je pensais de son collaborateur : - Ah, Coustal vous a fait le coup du vieux misanthrope misogyne… Très fort ! Il ne faut pas vous en faire pour ça mademoiselle. Monsieur Coustal est un peu… disons... spécial. Est-ce qu’il vous a parlé de l’affaire Samivel ? - Non, il m’a parlé d’une enquête qui concernait un chien, un bichon nommé Zoé je crois… - Oui, c’est cela. C’est l’affaire Samivel. C’est le nom de la vieille dame qui nous a contactée il y a quelque mois. Que vous en a-t-il dit ? - Pas grand-chose. Qu’il regrettait un peu de laisser cette histoire en plan. Qu’il me souhaitait bien du plaisir si, par un étrange hasard, je faisais l’affaire pour le job. - Il vous a dit ça ? Vraiment ? Il faut l’excuser. Vous savez, à midi, quand il m’a parlé de votre entretien, il n’a pas été négatif, bien au contraire… Visiblement, le patron n’avait pas aimé que Coustal tente de me dissuader. C’est peut-être grâce à ça que j’ai eu la place. Trois jours plus tard, j’ai reçu la lettre. J’étais aux anges. (…) Le bureau Vigny est un modèle de discret tape-à-l’œil. Je sais, c’est un oxymore : y a contradiction dans les termes. Pourtant c’est exactement voulu. Deux buts très clairs. Un, ne pas se faire remarquer : quelques mètres de trottoir, vitrine terne, inscription discrète. Deux, que chaque personne qui aurait besoin de nos services se souvienne qu’il a vu un jour, en passant rue du Parc, l’enseigne rouge et or : « Vigny Frères – Enquête en tout genre – Divorces – Filatures… » On m’a installée dans le bureau de Coustal. Enfin, installée… Une petite table, une petite chaise dans le bocal du papy, Henri pour les intimes : - Tu peux m’appeler Henri, si tu veux, puisque, maintenant, on est collègues. Personnellement je suis plutôt vieille mode, je préfère Coustal. Tu m’excuses d’avoir été un peu raide la dernière fois, je voulais te tester. C’est curieux qu’une belle poupée comme toi s’embarque dans un boulot aussi nase… - Nase ? - Tu verras bien. On ne sera pas collègues bien longtemps… à la fin du mois, je tire ma révérence. La retraite. Ras le bol de Vigny-Frères ! Je te laisserai le dossier Samivel.
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