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Actualité muséale
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Antigone Mouchtouris
 
Présentation
Ce titre de la collection « Topos » rompt avec les lieux communs exprimés sur les musées. Il ouvre une nouvelle perspective socio-anthropologique en s’interrogeant sur les relations étroites entre musée et temporalité, et entre musée et contenu exposé.
Les auteurs Sarah Dahan, Maria Gabriela Mena Galarraga, Franscesca de Micheli et Francesca Mongale, réunies sous la direction d’Antigone Mouchtouris et de Tiphaine Barbier-Verley, ont approfondi, au niveau international, les relations de l’institution culturelle avec le public. Elles apportent de nouvelles pistes de réflexion, en reconsidérant le musée dans sa dimension façonnée par les exigences de la mondialisation.
Il s’agit ici de faire voir autrement l’institution muséale, souvent prisonnière d’« approches fermées », et d’ouvrir des perspectives renouvelées.
Extrait du livre
"I. La temporalité muséale Au fur et à mesure, les musées ont été de plus en plus souvent considérés comme la mémoire de la société. Dans cette dynamique temporelle s’inscrivent, tous les jours, les visites de milliers de personnes. À partir du moment où l’on a cessé de considérer le musée comme un cabinet de curiosités, nous nous sommes éloignés du présent. Le fait que la société occidentale l’ait inscrite dans une temporalité particulière en rapport avec l’État-nation, cela a dénaturé sa fonction première de topos de l’interprétation du monde. Cependant, en termes de dynamique, le musée reste l’établissement où l’on a voulu conserver le changement, c’est un miroir des grandes étapes de la société. Pour reprendre ce que Henri Bergson écrivait dans sa Deuxième Conférence sur la perception du changement sur la pensée et le mouvant : « la conservation du passé dans le présent n’est pas autre chose que l’indivisibilité du changement. » (p.170). Ce dernier apparaît toujours à travers les grandes étapes de l’histoire, celles qui sont considérées comme conservables par la société. Ils sont des témoins démonstratifs des changements. C’est comme si la société avait trouvé un mécanisme pour pouvoir conserver les grands changements de l’humanité. Avoir devant soi une statue de Kouros, qui immortalise le pas, le mouvement humain, nous démontre le degré de compréhension de notre humanité. Elle illustre le fait que nous sommes entrés à un moment donné dans une autre conception du monde : tout est mouvement. Sur cette vérité se base la philosophie et la civilisation grecque et sur ce principe s’est fondé le musée. Si le musée n’était, comme souvent on le voit décrit, qu’un lieu de conservation du passé, il se serait métamorphosé en espace de nostalgie et de remords. Il serait devenu un lieu où la société aurait exprimé ses peurs archaïques, ses cauchemars du monde présent. Si le musée est une institution qui conserve, tout en idéalisant cette fonction, l’objectif de son existence « échoue » : il se transforme alors en un lieu meublé d’objets. Ainsi, il serait uniquement un élément sociétal de la mémoire et par conséquent un lieu de tristesse et de souffrance, car une société sans mémoire deviendrait « névrotique », selon la définition freudienne. Ce qui implique que nous nous devons de signaler que cette conservation ne va pas de soi, qu’elle suit la courbe de la considération que la société a du passé ; celui qui se situe entre le réel, le physique et « l’apparence de soi » (Leibniz), auquel on peut ajouter « l’apparence du soi social ». La temporalité dans le musée est également celle de sa collectivité d’appartenance. On dirait que cette dernière joue à se la réapproprier pour créer sa propre conscience. En fait, la particularité du « lieu de vie des musées » se situe dans une contradiction. Pour exister, elle ne peut provoquer sa propre dynamique que dans le présent, tout en ayant la possibilité de nourrir ses visiteurs par une constante réminiscence. Celle-ci est la possibilité de créer une émotion avec ce que la société a déjà découvert et vécu. Ainsi, le musée est par excellence un lieu où le temps prend forme. Car dans cet espace, il y a un espace-temps qui est défini par l’individu lui-mêm
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