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Journal de campagne
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Bernard Harcourt
 
Présentation
Bernard Harcourt exprime ici, au jour le jour, le point de vue d’un Insider, nous livrant ses observations d’une campagne si particulière, où pour la première fois un Noir américain brigue la présidence suprême. Fort de son expertise d’universitaire et de juriste, il déchiffre pour nous toutes les problématiques spécifiques de la campagne, et plus largement les grands débats de société qu’elle suscite en Amérique. Bernard Harcourt, diplômé d’Harvard et de Princeton, a côtoyé Barack Obama à la Faculté de Droit de Chicago. Ils partagent ensemble les mêmes combats : défense des droits civiques, lutte contre les discriminations.
Extrait du livre
Et bien, je ne partage pas cet angle-là. Je n'ai connu Obama que brièvement comme collègue, mais du peu que je l'ai connu, il était tout a fait inspirant et engagé—non pas comme universitaire, bien qu'il fût un brillant enseignant, mais plutôt comme avocat et comme homme politique. Il avait été, plus jeune, avocat au barreau, appelé aux Etats-Unis civil rights et anti-discrimination. C'est un travail important en Illinois comme ailleurs, en particulier à cause de notre histoire raciale aux Etats-Unis. J'avais fait un travail similaire, en Alabama, ou j'avais passé quatre ans a représenter les condamnés a mort. Bien que je continue aujourd'hui—ayant encore un client dans le couloir de la mort en Alabama—je me consacre beaucoup plus maintenant à mes écrits et mon enseignement. Mais enfin, pendant notre bref « overlap » à l'université de Chicago, j'étais fier de savoir qu'au moins un de mes collègues travaillait encore sur ces problèmes de profondes inégalités sociales et raciales aux Etats-Unis. Quand je fus nommé professeur de droit à Chicago en janvier 2003, Obama enseignait encore a mi-temps, mais visait la haute politique. A l'époque, Obama était déjà sénateur au Parlement de l'Etat d'Illinois, et il s'embarquait juste dans sa campagne pour devenir Sénateur de l'Etat d'Illinois. Il visait donc bien loin du milieu universitaire, et par conséquent je le connaissais seulement comme un collègue des couloirs de la Faculté. Il menait sa campagne, moi, j'écrivais des livres. Mais il m'inspirait par sa dévotion. Peu après mon arrivée en janvier 2003, Obama se lança dans sa campagne sénatoriale a plein temps et abandonna l'Université. Comme vous pouvez donc vous imaginer, je ne suis pas entièrement neutre et détaché en ce qui concerne cette campagne. Obama et moi sommes restés en contact depuis son ascension au Sénat et, à plusieurs occasions, nous avons correspondu en espérant coordonner quelques activités à la fois politiques et intellectuelles. Alors qu'il n'était encore que sénateur à Washington, nous nous sommes contactés à l'occasion d'un projet de loi concernant le Habeas Corpus et la peine de mort. Appelé a comparaître et à témoigner devant un comité de la House of Representatives (l'Assemblée américaine), je lui ai bien transmis mon texte, des documents, bref, ma position contre le projet de loi qui allait aussi passer devant le Sénat. Une autre fois, nous avons essayé de programmer un colloque sur la peine et le système carcéral américain à la New School de New York. J'admets donc que je connais et que je respecte Obama. Issus de la même Faculté de droit de Cambridge à deux ans d'écart, ayant travaillé dans le même domaine juridique et enseigné à la même Faculté à Chicago, je sens que nous avons des sensibilités en commun. Par contraste, je n'ai pas le même lien avec John McCain. McCain était mon sénateur quand j'habitais à Tucson, en Arizona. J'ai toujours eu le plus grand respect pour lui, pour son service ou plutôt pour ses années de prison au Vietnam. A maintes occasions, par exemple quand il s'opposa à la torture des prisonniers Al Qaïda, j'ai trouvé son courage politique encourageant. Et j'ai un grand respect pour ses positions indépendantes, du moins il y a quelques années, vis-à-vis de l'administration de George W. Bush. Sans aucun doute, entre McCain et Bush, j'aurais voté McCain. Mais aujourd'hui, sa position sur la guerre en Irak, je ne la comprends pas. Il faudra que j'y revien
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