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Nous ne sommes que des rêves
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Thomas Lécuyer
 
Présentation
Nous rêvons.Nous rêvons sans cesse.Nous rêvons sans cesse de ce que nous pourrions être, de ce que nous voudrions être, de ce que nous aurions pu être.Nous rêvons sans cesse de ce que nous avons été, de ce que nous ne serons jamais, de ce que nous serons peut être.Nos rêves incarnent nos passés, ils libèrent nos présents, et ils dessinent nos futurs.Nos rêves exhument nos souhaits et nos angoisses.Nos rêves sont le terreau de nos existences.Nous ne sommes que des rêves.
Extrait du livre
J'étais rentré là par hasard, en visite, en touriste, intrigué par cette immense bâtisse à la dérive, ancrée sur ce bout de terre coloré, et laissée à l'abandon depuis des dizaines d'années. Un grand escalier d'apparat montait vers un mur éventré qui laissait gicler quelques écumes des vagues venant se briser sur les rochers qui le supportait.Dans le vaste hall d'entrée, au pied de cet escalier, une petite tente bleue était dressée, avec un vieux sénégalais maigre et grisonnant à l'intérieur, un petit feu qui vivotait dans un gros bidon rouillé, et une chèvre grise qui broutait la maigre herbe aux alentours.– « Salam Aleikoum, toubab…– Aleikoum Salam…– Ca va Toubab ? Tu veux visiter la maison ?– … Mais c'est quoi cette maison ?– C'est l'ancienne maison du Gouverneur de l'île. Oh elle est abandonnée depuis bien longtemps, depuis qu'il n'y a plus de gouverneur… Elle meurt doucement, dans son sommeil profond, et il n'y a que moi qui la chatouille de temps en temps pour la réveiller un peu…– Vous vivez ici ?– Je suis le gardien.– Et ça va être restauré ?– Un jour, peut-être, ce sera un hôtel de luxe. Je crois qu'un groupe de riches toubabs a acheté la bâtisse. Alors, je devrais démonter ma tente… »Le gardien m'emboîta le pas, et nous partîmes à l'assaut du grand escalier d'apparat.Tu étais là haut, Espéranza. Tu n'étais pas bien grande, tu avais dix ans peut être, tu portais une étoffe blanche qui volait au vent marin et qui contrastait avec ta peau sombre et brunie.Tes yeux rieurs illuminaient toutes les grosses ruines sans vie de la maison du gouverneur. Quand je suis arrivé en haut de l'escalier, tu n'as pas dit un mot, et tu m'as pris la main. Et ensemble, nous avons visité toutes les pièces éventrées et tous les murs délabrés, splendides et fiers malgré le poids du temps destructeur.La visite finie, tu disparus bien vite. J'ai alors salué le gardien.– « Merci. Merci beaucoup pour la visite… passionnant… et la petite fille qui était avec nous, c'est la vôtre ?– La petite fille ? Quelle petite fille ? Il n'y avait pas de petite fille ! Je n'ai qu'une chèvre moi, et elle est là… ! »La chèvre grise était là et broutait toujours. Et toi, Espéranza, toi tu n'étais plus là.Tu étais peut être de passage, comme moi. J'étais de passage, moi, quelques jours seulement, à la rencontre d'une partie de ma famille si proche et si lointaine. J'étais là en touriste, en visite, j'étais un visiteur et toi qui étais-tu ?Qui es tu Espéranza ?
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