éditeur
Editeur de livres
             publier un livre, éditer un livre, éditions en ligne, éditeur en ligne, se faire publier, se faire éditer, comment éditer - publier son livre
Librairie
Fiche Livre
Les Larmes du Coeur
Ajouter ce livre à mes favoris
 
De Genséric Fresnel Tsimba Bongol
 
Présentation
Cette histoire s'est passée nulle part, peut être chez toi ou chez ton voisin, mais à ma connaissance nulle part. Pourtant "Les Larmes du cœur" relate l'histoire d'Essili, l'épouse de Mougondo. Essili partait donner la vie, mais elle était interceptée à mi-chemin par les hommes en armes parce que le chef de district était sur le point de passer! Sous le poids des douleurs d'accouchement, Mougondo assistait impuissamment les forces vitales en train de quitter Essili ! Quand les honneurs valent que la vie ! Mougondo resta l'ombre de lui-même, mais requinqué par la vieille Loutambi, il se lança dans une véritable lutte… Oui, cette histoire est banale, me direz- vous, pourtant elle vaut la peine d'être dite par Mougondo parce qu'il en a souffert dans son âme intérieur.
Extrait du livre
Je dois vendre ma tête même à 1000 francs pour que mon sang lave et purifie tous les os qui se blanchis-sent nuit et jour au détriment des os qui se noircissent nuit et jours. Je dois vendre ma tête même à 1000 francs pour que les tonnerres retentissent jusque dans les profondeurs du ciel. Et qu'une grande pluie de 12 jours s'abat sur cette terre pour ramollir tous ces os qui se blanchissent. Je dois rire avec le vent pour qu'il marie mon sourire et qu'il continue à rire à tue-tête et le partager sans économies, Je dois pleurer avec le vent pour qu'il stoppe d'autres pleures, Je dois vendre mon corps pour qu'il fasse corps en moi. Il y a une partie de mon corps qui me réclame. Il est caché dans l'armoire, toujours esseulé et qui pleure à grosse larme. Regardez moi avec vos yeux intérieurs pour qu'il fasse vrai corps en moi. Mon corps n'est pas faux, il est vraiment corps et je vous le préviens. Je dois goutter votre sauce pour coller le corps d'Essili. Ah mon cher lieutenant Mougondo ! Sa verve poétique étincelait encore comme l'intérieur d'une femme. Son sourire était encore intact malgré le poids de sa douleur. Essili croule sous le poids des os blancs. Le regard candide de Mougondo se dessinait encore avec splendeur. Et la blancheur de ses dents continuait toujours à éblouir tout cœur qui l'abordait. Mais non, il avait sans nul doute signer un pacte avec Essili. En cette après midi là, Essili dandinait encore derrière leur maison. Elle avait tout pour emporter tout cœur aux roseaux malgré la vie qui souriait dans son ventre. Ce jour là, elle était reluisante, fraîche comme une pomme sauvage. Mougondo aimait la voir ainsi. Ses seins bien que papotés nuit et jours par son maître et usés par trois maternités ne montraient pas leur sénilité. Ils gardaient jalousement leur côté coquin et vigoureux. Après tout l'humidité a toujours trahie une flaque d'eau. Elle sentit la vie venir et cherchait pour donner la vie. Un camion heureusement arriva au village. Mougondo chaud, mais toujours chaud comme tout bon soldat s'entendit avec le chauffeur et tous se dirigèrent vers le village voisin où se trouvait l'un de plus grands centres sanitaires de la contrée. Mais à peine qu'ils aient démarrés que deux motards les immobilisèrent : le chef de district est sur le point de passer. L'unique et la principale voie de sortie est interdite à toute autre circulation ! Oh quel monde ! Permettez que je ferme mes yeux pour ne pas voir cette honte rouge. Permettez que je bouche mes oreilles pour que je n'entende pas ces bruits rouges, Permettez que j'implore seul le ciel pour qu'il fasse blanc dans tout le pays, Permettez que mon coeur et mes yeux avalent mon cerveau pour qu'il vous fasse l'économie. Permettez, mes yeux vous voient. Toi qui se courbe, tu n'as pas honte, est ce moi qui te voie qui aurais honte ? La radio locale et la télévision locale annonçaient en grande pompe le retour du chef de district dans son fief avec beaucoup de promesse de contrat d'investissement dans la mallette. Il était partit avec beaucoup d'argent. Il rentrait avec beaucoup de papier ! Le pays tanguait comme un gibier suspendu dans les étables.
Les avis des lecteurs
Donnez votre avis

Ce texte est magnifique de poésie et de sensibilité. J'ai été touchée par la musique des mots, il faut un instant oublier les règles pour entendre la profondeur poétique de l'ensemble. Cependant il faudrait qu'un correcteur puisse passer le texte au crible afin de le mettre en valeur.
éditeur, publier un livre, éditer un livre, éditions en ligne, éditeur en ligne, se faire publier, se faire éditer, publier son livre