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Etre adolescent d'aujourd'hui
18/05/2015 13:52:59
  
     
Mémoire par Hassan IMJOUDNE le 11 mai 2015 à 15:02 En ce vendredi 17 avril après-midi, M. Jacques Saurel a animé une conférence débat à l’Espace Associé de St Amand-les-eaux devant les classes de première générale et technologique du lycée Ernest Couteaux. Pendant plus d’une heure, il a raconté son enfance d’enfant juif vivant à Paris durant la seconde guerre mondiale. Né, en 1933, il dit à ce public de jeunes, attentif et captivé, qu’il aurait aimé être un adolescent de leur époque. Ce qu’il a connu c’est le sort d’enfants de parents émigrés de Pologne : Le camp de Drancy, puis Auschwitz et la chambre à gaz pour les plus nombreux, Bergen Belsen pour lui, enfant de militaire, considéré comme otage. Il avoue que c’est à son père, à son engagement pour la France, qu’il doit sa volonté de témoigner de cette dure réalité de la vie sous l’occupation, les privations, les rafles, les départs vers une « destination inconnue ». Lui-même a été arrêté en février 1944 avec sa mère, sa sœur ainée et son petit frère pour être envoyé au camp de Drancy dont il raconte la vie quotidienne. Il s’attarde sur ce souvenir de ces 44 enfants (il apprendra plus tard qu’ils viennent de la maison d’Izieu, arrêtés par les SS de Klaus Barbie) qu’il a vu arriver et qui furent aussitôt envoyés au camp d’extermination d’Auschwitz où ils furent tous gazés. C’est aussi pour eux, qu’il a décidé de témoigner pour qu’ils continuent de vivre un peu. Il évoque sa déportation au camp de Bergen-Bersen, une vie dans un autre monde et la volonté de sa mère pour assurer leur survie. Enfin la dernière horreur, l’évacuation du camp par ce qui sera appelé le « train fantôme », quatorze jours d’errance avec peu de nourriture et d’eau, des malades, qui verra mourir 1000 personnes sur les 2000 de départ et la libération par des cavaliers cosaques. Enfin le retour en France, les retrouvailles avec son père et la conviction que sa famille doit sa survie à la force de son père et de sa mère. Malheureusement ils sont les seuls survivants des deux familles. De cette confrontation, si jeune, à l’horreur dont il a réchappé Jacques Saurel s’est forgé une passion : la vie et c’est un message d’espoir, d’optimisme, de foi en l’homme et en la vie qu’il a délivré aux lycéens.


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