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Jour dela déportation a Vanosc
01/05/2014 22:04:00
  
     
JPG - 194.4 ko Jacques SAUREL Les écoliers de l’école publique Raymond AUBRAC ont lu un texte de Gaston Charvet, pour l’école St Joseph Julie a lu une lettre d’une enfant juive qui se trouvait à Drancy. Mélanie CHENEVIER et Channtha EPAL ont lu un texte "L’impossible oubli" de la Fédération Nationale des déportés. Stéphanie ARMISSOGLIO et Irène PAIN ont respectivement lu le Texte qu’Ingmar GRANSTEDT a écrit pour une « Rétro-perspectives » de Winfried VEIT et le texte Si c’est un homme de Primo LEVI. Lisa a donné lecture d’un extrait de l’ouvrage de Jacques SAUREL et ce dernier a lu le message officiel. En conclusion le maire a rappelé la nécessité impérieuse de connaître l’histoire pour que les jeunes générations ne reproduisent pas les mêmes erreurs :" Il ne faut pas oublier, il ne faut pas taire l’indicible… Il ne faut pas oublier, que les nazis sont arrivés au pouvoir par les urnes, à force de matraquer, d’utiliser le mensonge, la manipulation, à force d’ancrer suffisamment fort ces idées de haine, de rejet, de racisme et d’intolérance..." Un enfant, victime de la barbarie nazie, témoigne, 70 ans plus tard. Jacques SAUREL est né le 19 février 1933. Petit parisien, il est issu d’une famille d’origine polonaise ayant migré dans les années 1920, parfaitement intégrée dans la société française. Quand la guerre éclate, son père, malgré ses quatre enfants, s’engage volontairement pour défendre la patrie qui l’a accueilli. Il est fait prisonnier et ne retrouvera sa famille qu’en 1945. Jacques SAUREL appartient à une famille juive non pratiquante et ne comprend pas les insultes qui sont proférées contre lui à partir de juin 1942 quand il doit porter sur ses vêtements une étoile jaune le distinguant des autres enfants. Les mesures de ségrégation adoptées par le régime de Vichy, dès le 3 octobre 1940, ne cessent de se renforcer et dans sa famille, on commence à parler de rafles et de départs massifs vers des destinations inconnues, ces opérations étant orchestrées par les autorités de Vichy collaborant à la déportation des Juifs voulue par les nazis. En 1944, c’est au tour de Jacques, accompagné de sa mère et ses frères et sœurs d’être déporté d’abord à Drancy, en région parisienne, puis à Bergen-Belsen, dans le nord de l’Allemagne, près d’Hanovre. C’est à Drancy que Jacques verra arriver les enfants provenant de la colonie d’Izieu où ils étaient réfugiés, non loin de Lyon. Ces enfants arrêtés par le chef de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie, tortionnaire de Jean Moulin, seront rapidement envoyés à Auschwitz-Birkenau où ils seront exterminés. Quant à Jacques et sa famille, c’est dans ce camp allemand, dit « de la mort lente » qu’ils lutteront pour survivre. Bergen-Belsen n’était pas conçu comme un camp d’extermination mais comme devant conserver des otages potentiels. Il n’empêche que la mortalité est très élevée dans ce camp et que Jacques aura l’occasion de côtoyer la mort au quotidien. On ne meurt pas gazé à Bergen-Belsen mais l’épuisement, la faim, les maladies, le froid et les mauvais traitements déciment les déportés. A la libération du camp par l’armée anglaise, des milliers de corps jonchent le sol (des images de cette libération sont disponibles sur Youtube, filmées par les Anglais mais à réserver aux adultes). Ces quelques paragraphes ne sont qu’un modeste résumé de l’histoire que Jacques SAUREL raconte aux jeunes à chaque fois qu’il les rencontre dans des écoles, collèges et lycées. J’ai pu assister, aux côtés de Jacques SAUREL à 7 rencontres, échanges avec des élèves de première du lycée BOISSY-D’ANGLAS à ANNONAY. Chacune d’elles a été un après-midi d’intense émotion mais aussi l’occasion d’échanger sur la tolérance, l’amour, l’espoir, sans dogme, sans tabou avec la sensation qu’un homme de 80 ans peut avoir une proximité, une complicité unique avec des adolescents qu’il rencontre pour la première fois (même si certains reviennent l’écouter des années après avoir quitté le lycée). Je pourrais citer de multiples témoignages écrits par des élèves après ces rencontres. J’ai fait le choix de cette phrase, écrite par Justine L. en 2010, et qui résume bien ce que ressentent les adolescents : « M. SAUREL est un homme au grand cœur, aux valeurs magnifiques, qui, après tant de souffrances, est capable de retrouver un goût à la vie, capable d’avoir encore confiance dans la nature humaine, capable de rire et de faire rire… ». Jacques SAUREL, comme tous les rescapés dans son cas, a attendu longtemps avant de parler de ce passé. Il faut dire que peu de gens en France voulaient entendre ce qui caractérisait ces « années noires » de l’histoire de France récente. Aujourd’hui, accompagné de son épouse Françoise et à la demande de beaucoup d’établissements scolaires, en France comme à l’étranger, il consacre une grande partie de sa vie à aller à la rencontre des jeunes, des jeunes avec qui il aime partager ces moments intenses. Pour eux, ce contact direct rend cette page d’histoire beaucoup plus crédible. Il a raconté son histoire dans un livre désormais aussi traduit en anglais, allemand et italien : De Drancy à Bergen-Belsen, souvenirs rassemblés d’un enfant déporté, Editions Le Manuscrit. Jacques SAUREL sera présent auprès d’environ 120 élèves au lycée BOISSY-D’ANGLAS le 25 avril 2014 et à Burdignes où il séjournera quelques jours, le 27 avril 2014. Eric BARRIOL Enseignant en histoire et géographie


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